05.06.2009

RESULTATS DE L'AGREGATION DE DROIT PRIVE

Voici les résultats du premier concours national d’agrégation pour le recrutement des professeurs en droit privé 2008 -2009 . Les candidats sont classés par ordre de mérite

 

1 – Arnaud MARTINON

2 – Myriam ROUSSILLE

3 – François CHENEDE

4 – Fabien MARCHADIER

5 – Antoine GAUDEMET

6 – David DECHENAUD

7 – Fabrice GREAU

8 – Aurélie BERGEAUD

9 – Manuella BOURASSIN

10 – Christophe JUILLET

11 – Laura SAUTONIE ép LAGUIONIE

12 – Pascal BEAUVAIS

13 – Cyril BLOCH

14 – Pierre BERLIOZ

15 – Frédéric DOURNAUX

16 – Charlotte GOLDIE ép. GENICON

17 – Nicolas CAYROL

18 – Cyril WOLMARK

19 – Anne ETIENNEY

20 – David BOSCO

21 – Cédric RIBEYRE

22 – François ROUSSEAU

23 – Gwenaëlle DURAND ép. PASQUIER

24 – Malik LAAZOUZI

25 – Sébastien PELLE

26 – Mathias LATINA

27 – Marie CAFFIN ép. MOI

28 – Estelle NAUDIN

29 – Audrey DARSONVILLE ép. TAMNGA

30 – Pierre-Grégoire MARLY

 

Mes pensées vont d’abord vers ceux qui ne sont pas sur la liste et je suis de tout cœur avec eux. C’est très difficile d’aller jusqu’au bout du concours et de ne pas l’avoir. Ils doivent toutefois garder l’espoir vivant et ne pas hésiter à se représenter. Ils sont en ce moment inconsolables. Mais avec le temps, ils pourront repartir sur des nouvelles bases. N’est-il pas temps d’accorder une « récompense » dans la carrière aux admissibles ?

 

Ensuite, j’adresse toutes mes félicitations aux nouveaux agrégés. Après cette année difficile pour l’université, ils ont – comme tous les acteurs de la vie universitaire – une mission encore plus importante. Je leur conseille – si je peux me permettre, étant agrégé du concours 2000-2001 – de bien se reposer et profiter de leur réussite (suivez mon regard). Il sera toujours temps plus tard de préparer les cours… Je compte sur eux pour m’envoyer des mails sur leur affectation pour que je puisse publier la liste des agrégés avec les affectations

 

 

Enfin, en cette période très chargée – comité de sélection, HDR, préparation du contrat quadriennal, lecture des travaux des doctorants, correction des copies, colloques… sans oublier pour les jeunes docteurs le tour de France des auditions - je souhaite une excellente fin d’année à tous les acteurs de la vie universitaire (étudiants, personnes BIATOSS, enseignants).

 

 

 

Commentaires

Il en fallait 15 qui ratent ; j'en suis. Je suis terriblement blessé(e) : par l'échec, évidemment, mais aussi par l'absence d'un mot du Président pour les 15 derniers. Rien. Pas un mot de réconfort.

Jamais je ne me suis senti autant méprisé(e).

Hugues Kenfack, vous avez raison, Avec le temps, je pourrai repartir sur des nouvelles bases.

Mais avec beaucoup de temps.

Ecrit par : Rien | 05.06.2009

Adresser une récompense aux admissibles ?

Vous ne trouvez pas, déjà, que la carrière universitaire est suffisamment dépendante des résultats de ce concours si aléatoire ? Ne vaudrait-il mieux pas récompenser, à la place de ceux qui continuent à travailler comme des étudiants pour entrer dans le moule d'un concours, ceux qui, avec professionnalisme, font tout ce qu'ils peuvent pour faire ce pour quoi ils ont été embauchés : de la recherche et de l'enseignement ?

Ecrit par : Joe l'asticot | 05.06.2009

La liste officielle (et sans coquilles) :
http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/agregation/66/6/droit_prive_PV_admis_60666.pdf

Ecrit par : Michel V. | 05.06.2009

pardon pour les coquilles.
Ne soyez pas méprisé pour cet échec là.
Ceux qui ne sont pas sur la liste n'ont pas du tout à rougir. Cela ne veut d'ailleurs pas dire qu'ils moins bons que ceux qui y sont. C'est un concours et il se joue à des petits détails, par exemple le temps passé pour assurer l'intendance, des maux de têtes une partie de la journée, un ouvrage important pout une leçon absent de la loge...
Surtout après quelques temps, il vous faut repartir à l'assaut de l'agrégation.
A mon avis, il y a deux catégories d'enseignants : les agrégatifs et les autres, sans aucun jugement de valeur.
Ceux qui appartiennent la première catégorie doivent persévérer pour l'avoir. Les autres doivent utiliser d'autres voies pour être professeur. Il ne faut pas oublier que l'agrégation n'est qu'une voie.
Je suis donc de tout cœur avec tous ceux qui ne sont pas sur la liste. L'espoir doit être gardé vivant.

Ecrit par : hugues kenfack | 05.06.2009

And the winners are... Le petit monde des facultés de droit est en ébullition, la liste des agrégés du concours 2008/2009 vient de tomber. Mais, au fait, ça intéresse qui ces résultats, à part les intéressés et ceux qui, malheureusement pour eux, ont échoué ?

Ecrit par : Manuel Amoros | 05.06.2009

Très peu de femmes dans cette liste

Ecrit par : lycette Corbion | 05.06.2009

9 femmes si j'ai bien compté, soit un peu moins du tiers. Si les femmes pouvaient faire changer ce concours... Elles ne sont pas les seules "victimes", mais elles sont peut-être les seules à même aujourd'hui de faire bouger un peu les choses, de donner un grand coup de balai (car elles le font si bien...).

Ecrit par : Robert | 05.06.2009

10.

Ecrit par : Joe l'asticot | 05.06.2009

Il y a beaucoup de très jeunes agrégés cette année. Je ne sais pas si c'est habituel, mais il semble bien que le concours soit de plus en plus un concours, et de moins en moins la consécration d'une expérience.

Ecrit par : Joe l'asticot | 05.06.2009

Bravo aux lauréats.

Peu de femmes en effet, dommage.

Et un major qui, à tort ou à raison, va se voir coller l'étiquette de thésard du Président pendant sa carrière à venir et/ou rappeler ses échecs précédents cette réussite...

A quand des épreuves d'admissibilité écrites et anonymes, comme pour la quasi-totalité des concours républicains ?

Ce concours conservera toujours sa part de mystère.

Ecrit par : Cecile | 05.06.2009

Une prime est offerte au plus aigri et (ou) au plus médisant ?...

Ecrit par : Dale Cooper | 05.06.2009

Ce serait bien "à tort" que l'on ne retiendrait de Arnaud Martinon que son directeur de thèse...

Ce serait même scandaleux.

Notez que les autres thésards de B. Teyssié n'ont pas passé le stade de l'admissibilité.

Le Concours n'est pas parfait.

Toutefois, il ne mérite pas la bile qui est systématiquement déversée sur lui, sur les membres du jury, et surtout sur les nouveaux agrégés, ici accusés d'être de piètres chercheurs ne pensant qu'à bachoter pour satisfaire leur ambition, là d'être d'odieux intrigants parisiens, le tout, bien évidemment, sous couvert d'anonymat.

Toutes les personnes qui mériteraient d'être agrégées ne le sont pas. C'est la dure loi des concours.

Pourquoi en déduire que ceux qui sont agrégés ne le méritent pas. Mieux, que ceux qui ont fait le choix de ne pas passer le concours sont nécessairement plus compétents?

Tout ceci me dépasse.

Ecrit par : Arty | 05.06.2009

Seul le principe même du concours peut en effet être discuté.
Personnellement le seul maigre intérêt que je trouve à ce con,cours est d'offrir tous les deux ans une toute petite chance supplémentaire accordée aux docteurs non encore recrutés d'intégrer l'Université, soit directement comme professeurs quand ils sont finalement admis (ce n'est pas un cas d'école), soit ultérieurement et par ricochet quand leur sous-admissibilité ou admissibilité conduit les instances qualifiantes (et) ou recruteuses à réexaminer leurs dossiers.

Ecrit par : lycette corbion | 05.06.2009

Mouais... Une chose qui est tout de même énervante, même si l'on peut trouver des vertus à ce concours (il ne manque pas de défenseurs, tout aussi nombreux que ses détracteurs), c'est que rien ne bouge, alors même que des critiques fondées ne manquent pas et que des réformes intelligentes sont proposées depuis des années pour rendre ce concours tout simplement plus égalitaire et plus juste (un concours plus républicain quoi !). Les défenseurs de l'agrégation nous disent : ok ce concours n'est pas parfait, mais bon il est LE concours. Moyennant quoi, on n'en reste là. C'est dommage, car à force de s'en prendre plein les dents, ce concours perd de son lustre. A ne rien vouloir changer, on prend le risque de discréditer un corps.

Ecrit par : Bernard Genghini | 05.06.2009

Le corps des agrégés?
Mais s'il se pense comme tel, il se discrédite de lui-même, réduit en effet à être un corps sans âme, quelles que soient les modalités du concours.
Mais je ne le crois pas: le concours se présente banalement comme l'issue d'un parcours universitaire pour des étudiants dits brillants. Or si les règles relatives à l'évaluation sont les mêmes pour tous demain, cette vision risque d'être quelque peu malmenée. Car il y a peut-être une légère contradiction entre l'évaluation tout au long de la vie et le maintien de ce concours (si, je le répète, il y un jeu non faussé de l'évaluation permanente. En application de quelles règles? Je n'en sais strictement rien)

Ecrit par : lycette corbion | 05.06.2009

Je me répète comme déjà depuis que je suis agrégé.
Certes, quelques efforts ont été faits depuis quelques années, par exemple réservation des salles par le jury pour y préparer la leçon de 24h pendant la journée. Reste l'épineuse question de la nuit, sans oublier le caractère très onéreux de la leçon de 24h (déplacement, hébergement, restauration...)
Pourquoi ne pas adopter une pratique commune : faire prendre les frais de la leçon de 24h par le ministère ou par les universités?
Certains ont évoqué un concours avec une rotation dans les différentes villes universitaires. Pour l'instant, seuls les présidents du jury sont soumis à une "rotation" paris/province
Il y a plusieurs pistes de réflexions, mais comme vous le dites, aucune n'est prise en compte car certaines personnes qui ont de l'influence, doivent sans douter les "bloquer". C'est dommage. cela n'enlève aucun mérite aux agrégés. Les réformes non plus.
Je suis contre la leçon de 24h car le provincial que je suis avais passé tellement de temps à régler des questions de logistique... D'autres collègues et amis y sont très favorables. Il y a des arguments dans les deux sens : personne ne me semble être opposé à ce que les candidats de province soient aidés financièrement par exemple pour cette leçon. A la fin du concours, les candidats de province sont "ruinés". Ils oublient ce problème quand ils sont agrégés. Pour les autres, c'est vraiment difficile, non seulement sur le plan financier, mais sur les autres plans. Je leur apporte tout mon soutien

Ecrit par : hugues kenfack | 05.06.2009

Je confirme qu'il n'y a pas de corps des agrégés. Heureusement. L'agrégation externe de droit privé, sans la sous-estimer, n'est qu'une voie d'accès au corps des professeurs d'université à côté de l'agrégation interne et de la voie dite longue.
Nous sommes tous des EC.

Ecrit par : hugues kenfack | 05.06.2009

Il y a un corps de professeurs, lesquels, en droit, sont en majorité issus du 1er concours. C'est cela que je voulais dire.

Ecrit par : Jean Tigana | 05.06.2009

Toutes mes félicitations aux lauréats.

Mais, cela ne signifie nullement que ce seront de bons chercheurs. Ce sont seulement pour l'instant des personnes qui ont su passer un concours.

Le restes est à venir.

Il y a des agrégés dont on n'a plus du tout entendu parler. On se demande même où ils sont maintenant.

Et il y en a qui ont raté le concours de si peu.

Entièrement d'accord avec Lycette Corbion, il faut relativiser tout cela car les EC se sont les professeurs et les maîtres de conférences.


@aux laurétats
Gardez la tête froide et sachez reste humbles, l'humilité est la plus belle des qualités morales.

Ecrit par : M | 05.06.2009

Quelqu'un ne voudrait-il pas s'amuser à faire un petit bilan statistique du concours (classement par facultés, notamment) ? J'ai l'impression que Paris 2 est très représentée, mais elle sera peut-être contredite par les chiffres.

Ecrit par : Egon Jestaz | 06.06.2009

Toutes mes félicitations à tous les lauréats. Une pensée particulière à Pierre-Grégoire Marly dont la qualité des travaux n'est ignorée de personne, surtout des spécialistes de la bancassurance. Toutes mes félicitations!

Toutefois c'est avec amertume que j'ai remarqué l'absence du nom de monsieur Dissaux sur cette liste. Espérons que demain se lèvera un jour meilleur...

Ecrit par : Assurances | 06.06.2009

J'ai eu cette année universitaire comme professeur l'un des noms présents dans cette liste. La sanction de son cours prenait la forme d'un examen oral (comme beaucoup de nos matières cette année).

Quelle fut ma surprise de ne pas avoir de réponse à mon "Bonjour Monsieur" lorsque je suis rentré dans la salle pour passer cet oral. Surprise d'autant plus grande lorsque l'on m'apprends par la suite que je n'ai malheureusement pas été le seul.

D'abord c'est une marque flagrante d'impolitesse. Ensuite, je veux bien que certains professeurs choisissent, contrairement à d'autres, de ne pas mettre spécialement à l'aise leurs élèves lors de l'oral pour "relever le niveau" ou "nous préparer à la dure", mais voilà, je pense qu'il y a certaines limites.

Je passe le climat général de l'oral où le professeur vous fusille (même si au final je m'en suis tiré avec une assez bonne note) du regard en laissant des blancs très longs entre ses seules questions. Car, ici il n'y a pas forcément à redire.


Aussi, l'une de mes camarades, toute vêtue de noir, s'est vue faire une réflexion quant à sa tenue. Celle-ci répondit qu'elle souhaitait s'habiller de manière neutre. Habillement le professeur lui posa une question sur le principe de la neutralité du procès.

Enfin, vous voyez l'ambiance. La plupart de mes camarades jugèrent ce professeur comme ayant été "exécrable" lors de cet oral.

Que ce maître de conférence passe professeur est sans doute très bien pour lui, mais les élèves eux, n'y trouveront assurément par leur compte.

Priez-pour moi, l'année prochaine, je retrouverai ce professeur dans l'une des principales matières de mon master.

Ecrit par : Thais | 06.06.2009

Je viens de lire le post de thais et regrette vraiment une telle attitude de la part d'un collègue EC.
Cela prouve qu'être agrégé ne fait pas d'un EC un grand homme.
Les exemples comme ceux qui sont cités ne sont pas rares.
En outre, certains collègues, plutôt "biens" lorsqu'ils sont MCF deviennent "imbuvables" lorsqu'ils sont agrégés : c'est vraiment ridicule de se prendre pour une lumière simplement parce qu'on est agrégé. Certes, il y a une fierté légitime à réussir le concours et sans doute des portes s'ouvrent. Personne ne peut le nier. Mais enfin, il faut garder la tête froide et savoir raison garder. Après l'agrégation, il faut faire ses preuves. Pour les meilleurs et ceux qui n'ont pas la grosse tête, la confirmation vient vite
Pour parler "rugby", la réussite de l'agrégation est comme marquer un essai. Encore faut-il le transformer.

Ecrit par : hugues kenfack | 06.06.2009

Peut-être ce maître de conférences soumis au regard d'un jury a perdu pied au cours de cette année éprouvante et s'est quelque peu vengé sur ses étudiants.
Souhaitons qu'assuré de son nouveau titre il s'humanisera.
Ce n'est pas gagné mais pas impossible après tout; ce qui est sûr c'est que nous préférons tous ignorer son nom.
Moi j'ai une pensée particulière pour Arnaud Cermolacce admissible encore cette année et non admis, adoré lui de ses étudiants, d'après ce que m'en a rapporté une de mes nièces qui a été son étudiante.

Ecrit par : lycette corbion | 06.06.2009

Quelqu'un peut-il effectuer le bilan statistique demandé par Egon?

Ecrit par : hugues kenfack | 06.06.2009

Pour paris II selon le site d'assas c'est "14 diplômés, docteurs et maîtres de conférences de l'Université Panthéon-Assas parmi les 30 lauréat"......

Et voila un lien pour la petite photo de groupe

http://www.u-paris2.fr/08931475/0/fiche___actualite/&RH=ACCUEIL_FR

Ecrit par : Goran Ivasinevic | 06.06.2009

ds

Ecrit par : dz | 06.06.2009

14 pour la seule université Paris II. Super résultat.
O pour Toulouse I ou Montpellier I je pense...

Ecrit par : hugues kenfack | 06.06.2009

Quand on veut des statistiques, on demande BIBI!
Il se peut qu'il y ait des inexactitudes dans mes chiffres. Il vous reviendra de corriger.
Les chiffres concernent le nombre de de docteurs par Université:
Paris 2 = 8
Paris 1 = 7
Bordeux 4 = 3
Paris 10 = 3
Aix 3 = 2
Grenoble = 2
Paris 11 = 1
Paris 12 = 1
Strasbourg 3 = 1
Limoges = 1
Tours = 1
On notera la présence importante de "petites" universités. Paris 1 compte bcp d'admis ainsi que Paris 2 mais pas autant que d'habitude.
Personnellement, je trouve que le concours cette année compte de brillantes individualités.
Pour ceux qui n'ont pas été retenus, je comprends leur peine toute légitime. Mais une fois la déception passée, remobilisez vous pour le prochain concours. Bon nombre d'agrégés cette année passaient le concours pour la deuxième voire la troisième fois.
Pour avoir fait une petite recherche, il ressort également que la très grande majorité des impétrants ont vu leur thèse recevoir des prix de thèses très prestigieux y compris à l'international. Cela prouve la grande qualité juridique des reçus.
Mais beaucoup de non admis ont également eu des prix de thèses, ce qui montre que le niveau général était d'une grande qualité.
Cela donne des raisons de ne pas craindre l'avenir pour les facultés de droit. Malgré les zones de turbulences, l'excellence perdure.
Enfin, relativement à l'attitude de certains ci dessus condamné, cela relève de la nature humaine, n'accablons pas le concours...
Et re enfin, je félicite tous les admis. J'encourage vivement les non admis à retenter leur chance compte tenu des statistiques. La prochaine sera la vôtre!

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 06.06.2009

Cher Professeur, trouvez vous cela choquant?

Ecrit par : Goran Ivasinevic | 06.06.2009

les stats ou les agrégés?
je connais quelques agrégés soit parce qu'ils ont été auditionnés à Toulouse I, soit par mes lectures, soit personnellement. Ceux qui rentrent dans ces catégories sont vraiment très bons. C'est valable également pour quelques admissibles non agrégés...
Le message de fluctuat est très juste
J'insiste sur le fait que ceux qui ne sont pas sur la liste doivent persévérer.
Au risque de me répéter, l'agrégation est un formidable accélérateur de carrière et c'est pour cela qu'elle doit être maintenue. Je rêve d'une agrégation décentralisée. Surtout, évitez de ressortir les "traditionnels" c'est difficile de se déplacer en province ou il n'y a pas de salles pour l'organiser en Province...
Je suis Vice président de l'Université Toulouse I, en charge du Conseil scientifique et peux vous assurer que les universités de Province peuvent parfaitement l'organiser, aussi bien qu'à Paris.

Ecrit par : hugues kenfack | 06.06.2009

D'où sort le chiffre du site internet de Paris 2 (14 agrégés) ? Le concours a déjà lieu à Paris 2, la préparation se fait à Paris 2, avec essentiellement des profs de Paris 2, alors si en plus les statistiques sont celles de Paris 2, il faut rebaptiser le concours (match Paris 2 contre Paris 1 et accessoirement le reste de la France) !
Si le concours a lieu à Toulouse, les toulousains seraient favorisés. Compte tenu du réseau ferroviaire français les plus désavantagés ne seraient pas les parisiens mais certains provinciaux qui devraient passer la journée dans le train pour rejoindre la ville rose.
Conclusion : l'organisation équitable d'un tel concours est vraiment un casse-tête !

Ecrit par : Franck Leboeuf | 07.06.2009

Voici le texte du site de Paris II
"14 diplômés, docteurs et maîtres de conférences de l'Université Panthéon-Assas parmi les 30 lauréats"
S'agissant du concours à Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nantes, Montpellier, Pau, Amiens,Nancy, Strasbourg, Lille... c'est tout à fait possible. Dans tous les cas, il ne s'agit pas de défavoriser les parisiens, mais de trouver un système plus "juste". Depuis toujours, le concours est fait à Paris et cela n'a jamais dérangé les "parisiens" (rires).Il ne faut pas réfléchir en terme de pro ou anti Paris.
C'est le concours qui est au centre de nos préoccupations : son organisation et son fonctionnement peuvent être améliorés sans toucher à son existence ou essence.

Ecrit par : hugues kenfack | 07.06.2009

J'adresse mes félicitations aux collègues de Bordeaux IV, Aix-Marseille III, Grenoble, Strasbourg III, Limoges, Tours qui ont sauvé l'honneur des facs de Province
Mais cela fait 10 agrégés (en prenant en compte le critère de faculté d'origine) sur 30 et pour nous c'est vraiment très peu.
Et surtout, plutôt que de se lamenter, les facs de province doivent réagir notamment dans la préparation du concours. Un collègue a remarqué que le prochain président sera provincial. Ce fait ne change rien. Un autre a indiqué que le jury est souvent très parisien. Ce fait est-il déterminant? Toujours est-il que de nombreux collègues de provinces sont sollicités et refusent d'y aller car c'est trop de contraintes de déplacement...
Je me pose une question dont je n'ai pas la réponse. Y'a-t-il un tel écart de niveau entre les facs de Paris et celles de Province?

Ecrit par : hugues kenfack | 07.06.2009

Je suis d'accord avec vous : il ne s'agit pas de défavoriser les parisiens mais de trouver un système plus juste pour tous.
Je me demande si, pour cela, il ne faudrait pas réformer non pas le concours mais...la France.
Le pouvoir (économique, politique, intellectuel)est à Paris et pas (ou peu) ailleurs !

Ecrit par : Franck Leboeuf | 07.06.2009

@ Hugues Kenfack:
Un donnée objective explique (à mon avis) le grand nombre de parisiens. Si vous prenez le nombre de candidats ( j'avais fait le compte mais je ne trouve plus les chiffres) sur la ligne de départ, il y a une écrasante majorité de Paris 1 et 2. Il est dans ces condition normal qu'au final il y ait statistiquement davantage d'impétrants issus de ces deux facultés.
Si un provincial est fait une bonne prestation au concours, il sera pris (ça ne veut pas dire que les non admis n'ont pas fait de bonnes prestations!). Prenez l'exemple des deux Grenoblois. Ce sont deux pénalistes. Ils confirment l'excellece grenobloise en droit pénal puisqu'au concours précédent un pénaliste grenoblois avait été reçu.
Contrairement au consensus qui se dessine ici, je trouve que les provinciaux ont plutôt bien réussi le concours. Dans les 10 premiers, on trouve un limougeaud, un grenoblois, une bordelaise ainsi qu'un docteur de Paris 12.
Quant à la préparaton du concours en province, je pense qu'on devrait l'organiser une fois sur deux en province. Comme ça, à l'exception des locaux, tout le monde sera dans la galère! lol
Dans l'attente de vous lire...

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 07.06.2009

Au lieu de décentraliser le concours, il est plus simple de supprimer la leçon de 24h.
C'est elle qui porte toutes les injustices Paris/Province.
Cette solution présenterait par ailleurs l'avantage d'alléger un concours qui est beaucoup trop lourd en l'état.
Merci de méditer là-dessus.

Ecrit par : Jack Bauer | 07.06.2009

Supprimer la leçon de 24, pas persuadé, mais au moins, être plus sélectif à l'épreuve précédente, afin d'éviter qu'une quinzaine de candidats ne se ruinent mentalement et financièrement pour au bout du compte rien du tout.

Ecrit par : Père Fouras | 07.06.2009

Le parisianisme de ce concours ne doit pas être calculé sur la base de la provenance des candidats s'y présentant mais sur la base du nombre de docteurs en doit qui seraient susceptibles de s'y présenter.
Mais croire que la délocalisation du concours remédierait à ce parisianisme flagrant me semble être une erreur. Le rééquilibrage n'aura lieu que si les préparations à ce concours (et non pas seulement son organisation) sont délocalisées. Toulouse par ses échecs en est la meilleure preuve.

Ecrit par : lycette corbion | 07.06.2009

@ Lycette Corbion:
Pouvez-vous préciser le sens de la première phrase svp?
C'est de ma faute, je suis un peu long à la détente...lol
Concernant mes propos, ils mettaient en exergue le ration candidats admis et candidats au total par universités de provenance qui me paraissait assez objectif.
Au risque de me faire gronder, je ne pense pas que ce concours soit victime de parisianisme.
Concernant les préparations, j'ai eu vent que Lyon 3 avait pris l'initiative de mettre en place une préparation à l'agrégation sur le modèles des leçons blanches parisiennes. Il y a de cela plusieurs mois, je plaidais pour l'instauration de préparation de la sorte en région. Les candidats de province n'auraient pas à se déplacer jusqu'à Pris pour les suivre et cela donnerait davantage de possibilités de s'exercer.
Peut-être faut il que les écoles doctorales au sein de chaque Faculté mettent en place une telle préparation, la préparation et la réussite à l'agrégation en est une finalité naturelle d'une école doctorale.
Je suis intimement persuadés que des talents provinciaux seraient révélés.
@u plaisir de vous lire

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 07.06.2009

@ fluctuat nec mergitur,
ce sont vraisemblablement mes propos qui n'étaient pas clairs.
J'entendais souligner que le concours est très parisien dès le départ car le taux de participation des MCF des universités de province à ce concours est vraisemblablement très inférieur à celui des MCF de Paris 1 et Paris 2 (mais je n'ai pas de statistiques à donner à l'appui et peux me tromper).
Pour certains des premiers (MCF de province) ne pas passer le concours peut résulter d'un choix délibéré (et cela se vit très bien en province) mais pour les autres, hésitants ou partants, il faut bien reconnaître qu'ils ne sont guère encouragés et aidés par leurs aînés devenus professeurs à passer ce concours.
Je partage donc votre point de vue sur la nécessité de préparations en province.
Toutefois, une question: vous écrivez "la préparation et la réussite à l'agrégation est une finalité naturelle d'une école doctorale". Sûrement (tant que ce concours existe) mais les responsables de ces écoles doctorales disposent-ils encore du temps nécessaire à ces préparations?
Le plaisir de vous lire est partagé
J'espère avoir été moins confuse

Ecrit par : lycette corbion | 07.06.2009

@ lycette corbion:
Merci pour ces éclairages! Finalement, nos positions ne divergent aucunement. Je soulignais dans mes propos la forte mobilisation des candidats parisiens qui se retrouvent en définitive dans les résultats.
Quant à votre question, je pense que c'est affaire de volonté. Certaines écoles doctorales comme celle de Paris 10 encadrent énormément leurs doctorants et le résultats s'en ressent à l'agrégation. Et il y a l'exemple lyonnais que je citais auparavant.
De grandes facultés de droit telles que Toulouse disposent du nombre suffisant de Professeurs et Maitres de conférences pour procéder à une telle préparation. Il faut mutuaiser ses forces en ce sens. Pour rebondir sur votre propos, cela inciterait probablement davantage de doctorants d'embrasser la carrière universitaires. Toutefois, je peux me tromper n'étant pas moi-même doctorant...
Enfin, j'espère que ce concours va être maintenu à l'avenir parce qu'au final, malgré les dires, les agrégés sont globalement très bons et les exemples récents montrent combien sitôt reçus, les jeunes professeurs prennent en chage de grandes responsabilités dans leurs facultés de destination.
Voila! J'ai fini!...

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 07.06.2009

Une petite chose qui n'a pas été soulignée, me semble-t-il : outre la diversité des Universités représentées, je note également une grande diversité des spécialités réprésentées au sein des admis. Le quatuor de tête déjà : un travailliste (1er), une commercialiste (2ème), un civiliste (3ème) et un dipiste (4ème).
Pour le reste: 4 pénalistes, 2 travaillistes, 3 commercialistes, 2 processualistes, 1 dipiste et évidemment 14 civilistes.
Je ne connais pas les statistiques mais il me semble que dans les précédents concours, il y avait plus de civilistes et dipistes... L'ouverture à toutes les spés du droit privé est une excellente nouvelle !

Ecrit par : yul | 07.06.2009

Cette dernière statistique est éclairante.

Ecrit par : hugues kenfack | 08.06.2009

Le professeurs de droit issus de l'agrégation sont très bon : c'est exact dans la très grande majorité des cas. Mais les scientifiques qui deviennent professeurs sans agrégation, puisqu'elle n'existe pas dans cette discipline à l'université, ne me semblent pas moins bon !
L'université peut donc faire émerger des très bons professeurs sans agrégation.
Ce qui me semble regrettable en droit est que ceux qui n'obtiennent pas l'agrégation externe ont très peu de possibilité de devenir professeur ce qui ne motive guère la majorité des EC (6 à 8 postes à l'agrégation interne contre 30 à l'agrégation externe). Avec ce système, il vaut mieux être très brillant sur 4 épreuves en 9 mois que sur 10 ans !

Ecrit par : D. D. | 08.06.2009

D. D. a raison. Personne n'a jamais dit que les agrégés n'étaient pas excellents ! Chaque fois, on nous ressort le même discours. Nous disons simplement que ce concours n'est pas juste, non pas parce que ceux qui le réussissent sont mauvais, mais parce qu'un nombre très important de ceux qui échouent sont de même niveau. L'injustice est là ! Ce n'est quand même pas compliquer à comprendre ! Si ceux qui échouent pouvaient ensuite se rattraper, tout irait bien. Le problème est que les autres voies d'accès au corps de professeurs sont très limitées. D'où les frustrations et les critiques légitimes concernant ce concours. Le passer à nouveau pour ceux qui ont échoué ? A 35 ans, avec une vie de famille, un métier de MCF et des publications à faire, vous pensez que c'est vraiment réalisable ? Va-t-on passer des concours toute sa vie ? Quelle vie de m..... pardonnez-moi. Si les jeunes parisiens réussissent mieux que les autres, tant mieux pour eux, mais c'est sans doute qu'ils sont objectivement favorisés. J'ai peine à croire qu'un jeune de 30 ans, issu du Paris II, soit plus apte à devenir professeur qu'un MCF de province de 37 ans. Je ne dis pas qu'il ne fera pas un bon professeur. Je dis juste, encore une fois, que le MCF de province de 37 ans ferait également un bon professeur. L'on parle beaucoup ces temps-ci de la démocratisation de certains concours, de la mise en place de préparations pour élèves boursiers, de la nécessaire prise en compte de la diversité des profils, des origines sociales et géographiques, etc... Il serait bon que l'on réflechisse à la même chose pour l'agrégation. Il n'est pas normal, et pas sain, qu'un nombre très important d'agrégés soit issu du même moule, vienne de la même fac, ait suivi la même préparation, ait eu les cours des mêmes professeurs, etc... Tout le monde ne peut pas devenir professeur, c'est entendu. Mais que ce soit toujours les mêmes qui le deviennent pose vraiment problème. L'agrégation, telle qu'elle est organisée aujourd'hui, est une insulte aux principes républicains.

Ecrit par : Joël Bats | 08.06.2009

Les deux dernières observations sont tout à fait recevables. Pour autant, au lieu de demander la suppression d'un système qui remplit pleinement son rôle, il suffirait d'augmenter le nombre d'admis dans les autres voies d'accession au professorat.
Pour exemple, au second concours d'agregation 1998, on dénombrait 20 admis, ce qui tranche avec le peu de places allouées à ce concours ces dernières années.
Pour vérificarion: http://www.legifrance.gouv.fr/./affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000208699&fastPos=20&fastReqId=457829827&categorieLien=id&oldAction=rechTexte
En maintenant le premier concours et en augmenant sensiblement les autres voies tout le monde serait satisfait. Enfin je crois...

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 08.06.2009

Oui, mais alors va se poser un problème budgétaire... Sans supprimer l'agrégation externe, il faut en revoir les modalités d'organisation afin de le rendre plus juste. Ce qui doit avoir pour conséquence, notamment, de réduire le nombre de postes de ce concours (passer de 30 à 15/20 par exemple). Il conviendrait également de supprimer la leçon de 24 h. Ensuite, il faut augmenter le nombre de postes à l'agrégation interne (en gros passer de 10 à 20).

Ecrit par : Bruno Martini | 08.06.2009

Etant la première à crier sur le parisianisme ambiant (et bien au-delà de la question de l'agrégation de droit), il faut reconnaître qu'il y a une culture de l'agrégation dans les grandes facs, notamment Paris 1 et 2, qui n'existe pas forcément dans les facs de taille moindre.
Dans une fac de province, je pense qu'il est difficile de se motiver car l'élan collectif est plus difficile à trouver. Quand on est tout seul dans sa fac à préparer ce concours, il est d'autant plus difficile d'avoir des repères et de se situer face à cet objectif.
Il y a aussi la question du réseau : il est plus facile de rencontrer et travailler avec des personnes impliquées dans la question de l'agrégation à Paris.
De plus, dans ces grandes facs, il y a une émulation importante qui est sans doute moins présente ailleurs.
Tout cela donne un relief particulier aux bons résultats des candidats de Limoges, Grenoble ou Tours, entre autres..., mais n'enlève rien à la valeurs des candidats des grandes écuries.

Ecrit par : AD | 08.06.2009

Je lis vos commentaires et je vois souvent associées les facultés Paris 1 et Paris 2... Or, la réalité me parait un peu différente, pour la préparation au moins. Paris 1 n'est pas organisée comme Paris 2, pour des raisons historiques et sociologiques probablement ... ce qui se ressent d'ailleurs dans les résultats de l'agrégation (moins cette année, c'est vrai si j'en crois les stats données dans un commentaire précédent). Il existe un esprit de corps, une émulation et pour tout dire une espèce de "moule Paris 2" (pour le meilleur ou pour le pire, selon les avis => formatage de la pensée) qui fonctionnent plutôt bien pour le concours; ceci concerne Paris 2 et bien moins (pas du tout) Paris 1 ... Au-delà de cette différence entre ces deux facultés, je crois comprendre aussi que les "parisiens" seraient favorisés notamment en raison de l'existence d'une préparation s'y déroulant (au passage, les candidats parisiens ne se résument pas à Paris 1 et Paris 2 : certaines facultés de droit de Paris sont absentes du classement : Paris 5, Paris 13... et Paris 11 et 12 n'ont respectivement qu'un agrégé). Quoiqu'il en soit, si la préparation visée est la préparation officielle (la "conférence d'agrégation", 1 fois par mois en amphi l'année précédant l'ouverture du concours), cela me fait doucement rire... ce n'est certainement pas cette conférence qui fait la réussite des agrégés; c'est bien plutôt le tissu de relations créé par les agrégatifs au cours de leurs études et surtout de leur doctorat : ces relations vont leur permettre d'acquérir un savoir-faire dans la préparation du concours. En effet, la réussite au concours dépend à mon sens notamment d'une espèce de "mémoire collective" de l'agrégation qui se transmet progressivement : les agrégés transmettant aux agrégatifs "leurs" méthodes de travail ; la participation aux leçons de 24 h, comme membre de l'équipe d'un candidat X ou Y, plusieurs concours de suite (parfois même pour aider des candidats de province que l'on ne connait presque pas, voire pas du tout...) joue aussi beaucoup. Ce qui favorise les parisiens c'est ensuite (et probablement surtout) la présence physique à Paris d'un grand nombre de professeurs de différentes générations qui y habitent (même s'ils donnent des cours ailleurs... grande couronne, province) et sont donc en mesure de préparer les agrégatifs parisiens individuellement ou par petits groupes en les recevant pour des leçons blanches ! C'est cette préparation officieuse, ajoutée à un travail personnel de fond, qui - je pense - fait la réussite de beaucoup.

Ecrit par : NB | 08.06.2009

Propos pertinents de NB. Et qui n'infirment pas ce qui a été dit précédemment.
Au passage une question : si, dans les quatre ans qui viennent, un MCF a envie de passer le concours et qu'il se consacre essentiellement à ça pendant un an ou deux sans avoir le temps de faire des publications conséquentes, le CNU lui en tiendra-t-il rigueur ? Si c'est le cas, cela n'incitera pas à préparer l'agrég. Si ce n'est pas le cas, cela pourra apparaître comme injuste vis-à-vis de quelqu'un qui n'aura pas préparé le concours et qui, alors qu'il aura plus (mieux) publié que l'agrégatif, sera "noté" de la même façon.

Ecrit par : Luis Fernandez | 08.06.2009

@ Luis Fernandez.

Le problème que vous soulevez n'est en effet pas négligeable.
Seule solution : il faut "alléger" le concours. Supprimons la 24H !!!

Ecrit par : Jack Bauer | 08.06.2009

Chacun sait ce que je pense de la 24h mais plutôt que de la supprimer, ne convient-il pas de l'aménager? Si on commence par supprimer la 24h, la suite sera la suppression d'une des 8h puis celle des travaux... suivez mon regard
Il y a une difficulté que personne ne peut nier. Je peux d'ailleurs vous assurer que mes amis et collègues de Paris sont sur la même longueur d'onde. IL y a une inégalité entre candidats par rapport à la 24h. Le candidat de Province y laisse une énergie et des sommes importantes dans la préparation matérielle (billets de train et d'avion, hébergement sur Paris, Restauration, déplacements en taxi...
J'en garde personnellement un très mauvais souvenir. Mais des aménagements sont possibles prise en charge par les universités de province des questions financières, réservation par le jury des salles pour la nuit...

Ecrit par : hugues kenfack | 08.06.2009

Pour compléter les statistiques de yul, je signale que parmi les "civilistes", on trouve un nombre non négligeable de spécialistes du droit des biens, à côté des contractualistes.
On peut donc se féliciter de l'extrême variété des agrégés.
NB a raison. Pour avoir parmi mes amis, un certain nombre de doctorants de Paris 2, je confirme qu'ils sont des le commencement de la thèse dans l'objectif agrégation. Je continue de penser que les leçons blanches contribuent grandement à la préparation. Mais dans ces conditions, on ne peut pas reprocher aux concours des travers qu'il n'a pas.
Je reviens à mon propos de départ, il est important que les facultés de province mobilisent leur énergie et créent les conditions d'une émulation intellectuelle.
@ Joel Bats:
Précisément si, on a souvent ces dernières années douté du niveau des admis (lesquels ne devant leur place qu'à un membre du jury de leur université). Les débats enflammés sur d'autres blogs étaient assez outranciers.
Je me félicite qu'aujourd'hui, on ne remette pas en cause le conccours sur cette base.
Mais, auparavant on réclamait la suppression du concours parce que ne selectionant que sur des critères non académiques, et là on demande la suppression au motif que tous les bons ne passent pas... C'est pile je gagne, face tu perds...
Comme le souligne notre hôte, il y a peut être quelques sous entendus là dessous...
Pour ce qui est du nombre d'admis au concours interne, on peut raisonnablement augmenter le nombre tout en maintenant celui du premier concours. Il n'est pas nécessaire d'en réduire un au bénéfice de l'autre. Le concours interne de 98 comptait 20 lauréats et le concours 99 (premier concours) en dénombrait une trentaine.
@u plaisir de vous lire tous

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 08.06.2009

J'apporte une précision à mon propos. En relisant mon message, j'ai trouve les formulations un peu abruptes.
Bien évidemment, quand j'appelle les facultés de province à se mobiliser, je n'enetends pas que ce n'est pas le cas. Mais puisque certains soulignent un certain isolement dans la préparation des candidats de province, je dis qu'il serait bon d'"institutionnaliser" un esprit concours dans les facultés de province pour mettre en marche une mécanique collective.
Voila, je me sens mieux!

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 08.06.2009

Au fait, quelqu'un connait il les affectations des agrégés?
Si oui, pouvez vous les metre en ligne svp?
Merci

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 08.06.2009

Une petite pensée pour Olivier Leclerc qui officie à paris 10. Je regrette sincérement que son nom de figure pas sur cette liste car ses qualités d'enseignant et de chercheur méritent d'être récompensées.

Ecrit par : ines | 08.06.2009

Juste un mot pour insister sur le fait que si ceux qui ne sont pas sur la liste n'ont pas démérité, ceux qui y sont ont mérité leur place
Il ne faut pas leur enlever cela
Les différentes statistiques montrent que c'est un des concours les plus équilibrés en disciplines de ces dernières années
Le président y est sans doute pour beaucoup, ainsi que son jury. Qu'il me soit permis de les féliciter.
Il restera aux jeunes collègues agrégés de faire leur preuve. Je suis optimiste

Ecrit par : hugues kenfack | 09.06.2009

Bonjour à tous,

c'est en tant que modeste étudiant de 2° année que je m'exprime et en tant qu'étudiant de P-G MARLY au CAVEJ (centre audivisuel d'études juridiques des univesités de Paris)

Je crois savoir qu'il a tenté trois fois le concours avant d'avoir la fameuse délivrance...

Existe-t-il des statistiques sur le nombre moyens de tentatives ?

Ecrit par : cavejien | 09.06.2009

En tous les cas c'est un excellent pédagogue! FELICITATION A TOUS !

Ecrit par : Cavejien2 | 11.06.2009

La leçon de 24H est un faux débat. Au-delà de son aspect spectaculaire, artificiel et coûteux, les différences ne se font pas à cette épreuve. En revanche, on parle trop rarement de la première épreuve. Quand le jury Teyssié dégomme 140 candidats à coups de questions aléatoires, peu de monde réagit. Elle est là la vraie anomalie.
Trop de candidats n'ont pas la chance de pouvoir démontrer leur valeur réelle sur la seconde épreuve.

Ecrit par : Carbonniais | 12.06.2009

Tous les lauréats ont-ils mérité leur place ? En tout cas, certains candidats ont vraiment eu une chance inouie au tirage...30 agrégés, 30 MCF.
Le grand vainqueur du concours, c'est le CNU.
Quelle belle institution.....

Ecrit par : Momo Tulsky | 12.06.2009

@ Carbonniais, le principe de l'épreuve collective en 24 heures ne me déplaît pas mais en même temps je ne peux souscrire à vos propos: cette épreuve fait la différence entre les candidats ancrés dans l'université quel que soit leur statut et ceux qui en ont été exclus. Comment constituer une équipe quand on n'a plus de liens ou des liens très lâches avec l'université? Or ces candidats sont ceux pour lesquels le concours est appréhendé comme le seul moyen de réintégrer l'université, qualifiés ou non.
Une pensée pour tous les docteurs qualifiés non recrutés.

Ecrit par : lycette corbion | 12.06.2009

@ Momo Tulsky: bien évidemment mes propos perdent toute pertinence dès lors que ne sont agrégés que des MCF, mais ce n'est pas toujours le cas.
30 MCF agrégés! Mais alors c'est 30 postes libérés.
Je formule un vœu: que nous soyons nombreux à faire en sorte dans nos universités respectives que ces postes libérés soient réservés au recrutement de nouveaux MCF

Ecrit par : lycette corbion | 12.06.2009

Fausse information. Tous les agrégés de cette année n'étaient pas MCF.

Latina, Juillet, Gaudemet au moins n'étaient pas en poste... Les deux premiers étaient qualifiés depuis 2008, mais n'avaient pas trouvé de poste de MCF lors du Tour de France 2008.

Ils ont été recrutés à PII en 2009, en plein concours.

Ecrit par : Arty | 12.06.2009

Comment constituer une équipe quand on n'a plus de liens ou des liens très lâches avec l'université?

Ecrit par : adidas logo history | 31.07.2009

dès lors que ne sont agrégés que des MCF, mais ce n'est pas toujours le cas.

Ecrit par : college essays | 31.08.2009

Bonjour Pr.
Je vois que le concours d'agrégation présente à peu de choses près les mêmes constantes partout: il ya toujours des problèmes. De nature différente, certes, mais tout de même des problèmes, ou des difficultés pour être plus "politiquement correct"...
en tout cas Merci pour les leçons d'hier à Bordeaux...
bien à vous...

Ecrit par : talfib | 22.09.2009

Dans votre liste, très peu de femmes

Ecrit par : Swede : prepaid phone cards | 08.10.2009

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