27.02.2009

RESULTATS DE l'ADMISSIBILITE DU PREMIER CONCOURS NATIONAL D'AGREGATION DE DROIT PRIVE

Voici la Liste des candidats admissibles après délibération du jury :

Beauvais Pascal
Bergeaud Aurélie
Berlioz Pierre
Bloch Cyril
Bosco David
Bourassin Manuella
Caffin, ép. Moi, Marie
Cayrol Nicolas
Cermolacce Arnaud
Chaaban Rana
Chénédé François
Danos Frédéric
Darsonville, ép. Tamnga, Audrey
Dechenaud David
Decima Olivier
Devers Alain
Dissaux Nicolas
Dournaux Frédéric
Durand, ép. Pasquier, Gwenaëlle
Etienney Anne
Gaudemet Antoine
Goldie, ép. Genicon, Charlotte
Greau Fabrice
Houin, ép. Bressand, Caroline
Juillet Christophe
Laazouzi Malik
Latina Mathias
Leclerc Olivier
Luxembourg, ép. Sorin, Fanny
Marchadier Fabien
Marly Pierre-Grégoire
Martinon Arnaud
Mastrullo Thomas
Naudin Estelle
Neyret Laurent
Pagnucco Jean-Christophe
Pellé Sébastien
Porta Jérôme
Ribeyre Cédric
Rousseau François
Roussille Myriam
Sautonie, ép. Laguionie, Laura
Traulle Julie
Vabres Régis
Wolmark Cyril

Mes pensées vont tout d'abord vers ceux qui ne sont pas sur cette liste. Ils n'ont pas démérité. J'adresse ensuite mes félicitations à ceux qui y sont et leur souhaite bon courage.

Je remercie Esmein, fidèle lecteur de ce blog pour avoir "posté" cette liste car j'étais à un très beau colloque organisé par les étudiants du Master 2 Contrats et Responsabilité des professionnels de l'université Toulouse I sur le thème "La protection des professionnels de santé par la sphère juridique", colloque qui a réuni du beau monde et a été clôturé par Le Professeur ROUGE, Doyen de la Faculté de Médecine de l'université Toulouse III.

Commentaires

Félicitations à toutes et à tous,
Le cru 2009 va être de belle facture! Une pensée pour les recalés qui sont certainement tout aussi qualifiés et qui auront leur chance la prochaine fois.
M. le Professeur, pensez-vous publier les actes du colloques sur votre blog? Le sujet m'intéresse beaucoup et j'aimerais pouvoir lire les contributions.
Respectueusement

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 27.02.2009

Sait-on vraiment s'ils n'ont pas démérité ? L'exploit est d'avoir essayé de passer ce concours de m..... Que de temps perdu et de talent gâché ! Des années à préparer un concours pour, finalement, n'avoir aucune reconnaissance, si ce n'est un petit mot de consolation qui fait une belle jambe à ceux qui ont échoué. Plus personne n'est dupe, le concours perd, d'années en années, de sa superbe. Les mêmes qui vantent les mérites de l'autonomie des universités (parce qu'il y va de leur intérêt et de leur petit pouvoir) sont les premiers à vanter ce concours en considérant que les agrégés doivent bénéficier d'un régime de faveur en choisissant leur université à l'issue du concours. Puisqu'on est en pleine discussion concernant les réformes à faire à l'université, commençons par supprimer ce concours inégalitaire, archaïque et injuste.

Ecrit par : Venom | 28.02.2009

Comme il y avait beaucoup d'intervenants extérieurs et professionnels, je pense qu'il faudra du temps pour avoir les interventions mais je vais en parler sur ce blog
Quant au concours, il ne faut pas être excessif. Ce qui est certain est que l'agrégation n'est pas dans la logique de la loi LRU mais ce n'est pas la seule. On peut citer aussi les promotions, avancements nationaux...
Mais n'oublions surtout pas la fixation des droits d'inscription par le Ministre ou même le refus de toute sélection qui ne sont pas non plus dans la logique de l'autonomie des universités
Bref, il s'agit d'une autonomie à la française
S'agissant de l'agrégation, chaque lecteur sait ce que j'en pense : que du bien sur le principe.
Toutefois, son fonctionnement et ce n'est pas nouveau, ne me va pas du tout en raison de l'inégalité entre Paris et "les autres" pour la leçon de 24h par exemple.
Autre question : pourquoi certaines universités de Paris ne mettent pas les postes à l'agrégation?
Pour quelle raison la réussite est-elle aussi importante à Paris. Je dois admettre que la préparation n'est pas pour rien dans cette réussite. Mais à ce point? En tous cas, il y a un "profil" du futur agrégé, qui, comme par hasard, est celui du "doctorant" de certaines universités. C'est une réalité et même mes amis de Paris - car j'en ai beaucoup là bas comme bien sûr en Province - le reconnaissent. Alors que faire de cette agrégation? A chaque concours, la question se pose. Ce concours a-t-il un avenir dans un contexte d'autonomie des universités?

Ecrit par : hugues kenfack | 28.02.2009

Etonnant! Moi j'avais une autre lecture des résultats cette année. On constate qu'il y a selon mes recherches, 16 docteurs d'universités provinciales. Or, quand on renvoie ce résultats au nombre de candidats issus de province, ça donne un ratio plus qu'honorable.
On oublie trop souvent que le nombre de candidats parisiens (périphérie incluse) est très largement supérieur, ceci qui explique pour partie cela.
Par ailleurs, on retrouve d'un concours à un autre des constantes comme les bons résultats de Grenoble, petite université qui a des résultats constants (tant pour l'agrégation privé/public) que pour la qualification par le CNU.
Bref, tout ça pour dire que, à mon sens (mais je me trompe peut-être...), l'agrégation doit être maintenue. J'attends vos contributions (dépassionnées...) .
Et bon week end tout le monde!

Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 28.02.2009

Je crains surtout que cette réflexion ne soit maintenant dépassée: il faut oublier les avantages qu'on aurait pu retirer de la suppression du concours (changement des mentalités; fin de la division du corps enseignant entre MCF et professeurs; revalorisation de l'intelligence collective à l'université) puisque l'évaluation tout au long de sa vie à l'université comme ailleurs ne va faire qu'accentuer à l'université les défauts du système existant. On peut bien supprimer le concours, il restera la mise en concurrence permanente. Mise en concurrence et non émulation.

Ecrit par : lycette corbion | 28.02.2009

Pour réussir au concours aujourd'hui, parisien ou provincial, il semble bien qu'il faille tout simplement avoir un coach.

Ecrit par : lycette corbion | 28.02.2009

La liste des admissibles ne me semble pas illogique même si il y a des surprises (et heureusement!). On constate que certains docteurs parisiens ayant soutenu sous la direction d'un membre du jury ne sont d'ailleurs pas passés.

Pour moi, ce qui est beaucoup plus choquant c'est la première épreuve. A ce stade là, j'ai vraiment le sentiment que la provenance du candidat, le buzz qu'il a su générer autour de sa personne sont très importants et rendent les choses très difficiles pour le petit jeune débarquant de sa province et n'ayant pas encore eu le temps de se faire un nom. C'était mon cas, je débarquais de nulle part, cela s'est joué à peu de choses près mais je ne suis pas passé. Peut-être les choses auraient-elles été différentes si la publication de ma thèse dans une prestigieuse collection avait été connue du jury... et de moi-même!

Je n'en garde pas d'amertume, mais je sais que pour la prochaine fois il me faudra faire diminuer la part d'aléa qui peut accompagner la première épreuve.

Je pense que les candidats qui in fine seront agrégés seront à de rares exceptions de très bons professeurs.

Ecrit par : Josette de Madrid | 28.02.2009

Il est vrai que pour reprendre des chiffres évoqués sur le sujet relatif à la réforme du statut des EC, 0 admissibles pour Toulouse, 0 pour MOntpellier, 1 pour Lyon 3, ça fait peut pour des facs de grande envergure. Après, on ne peut pas se fier qu'aux statistiques... Pour l'essentiel, et pour reprendre ce que je disais plus haut, l'écrémage avait pour beaucoup eu lieu après la première épreuve.

Ecrit par : Josette de Madrid | 28.02.2009

Je vais compléter avec des banalités
Il y a sans doute des gens qui ne sont pas sur la liste et qui le méritent. C'est l'aléa du concours. Un jour sans et on passe à la trappe. Sans doute y a-t-il des gens qui sont sur la liste et qui ne sont pas meilleurs que les autres, peut-être parce que le jury a des doutes, veut voir s'ils étaient dans un bon jour exceptionnellement ou pour d'autres raisons
Le plus important est qu'à la fin, seuls les meilleurs doivent être sur la LISTE, sans tenir compte de leur sujet de thèse, de leur université d'origine, de leur directeur de thèse ou d'autres critères...
Sinon, ce concours aura de grandes difficultés. Déjà plusieurs universités ne mettent pas ou plus de postes à l'agrégation (Paris I, II, Montpellier...)
Jusqu'à présent, l'université Toulouse I avait toujours mis un poste à l'agrégation. Pas cette année.
Avec l'autonomie, dans les universités pluridisciplinaires dont certaines disciplines n'ont pas l'agrégation, les CA vont-ils continuer à mettre des postes au concours? Pas sûr. Et pourtant, ce n'est pas le pire moyen de recrutement
Je suis sûr que certaines universités seront tentées de faire des recrutements uniquement par voie de mutation ou de voie longue. C'est dommage.

Ecrit par : hugues kenfack | 01.03.2009

L'agrégation externe pose un autre problème : les MCF ont très peu de possibilité d'évolution de carrière en droit, économie, gestion et sciences politiques contrairement à leur collègues des autres disciplines. L'investissement dans la recherche et dans l'administration de leur université ne leur ouvre que très rares voies de promotions (car tout est presque déjà fait en début de carrière). Les réformes actuelles prétendent nous évaluer, mais pour quel résultat : la sanction puis que les promotions sont quasi inexistantes !

Ecrit par : Marcel | 01.03.2009

Je souscris entièrement aux propos de Marcel et il apparaît de plus en plus clairement qu'une fois de plus les réformes envisagées ignorent la spécificité des filières droit, économie, gestion et sciences politiques (depuis le contrat doctoral jusqu'à l'évolution de la carrière). En outre si l'agrégation externe est maintenue, "les jeunes chercheurs" ayant échoué au concours, après avoir consacré 1 à 2 ans à la préparation de ce concours, devront rattraper le retard nécessairement pris dans leurs travaux de recherche pour ne pas être "punis" une deuxième fois au moment de l'évaluation quadriennale. Insensé!

Ecrit par : lycette corbion | 01.03.2009

Bonsoir,
Quelques remarques pour alimenter la discussion.
Vous n'avez pas l'agrégation, à 30 ans votre progression professionnelle s'arrête (à l'exception du tout petit nombre qui passera par d'autres voies) ; vous avez l'agrégation, à 30 ans vous n'avez plus de progression possible ...
Je pense qu'en termes de gestion des ressources humaines, l'agrégation en droit est une des plus belles stupidités qu'il soit (parlez-en à un DRH). Elle l'est avant tout parce qu'au final, très peu de MCF seront agrégés laissant une amertume qui va bien au-delà du raisonnable. Lorsque j'ai lancé le blog des mcf (séquence pub : mcf01.wordpress.com), je n'imaginais pas qu'il serait consulté par autant de monde et je ne mesurais pas vraiment l'aigreur de nos collègues. Aujourd'hui, je suis effaré de constater le malaise ressenti par ce corps, malaise qui témoigne d'une véritable rupture entre eux et les PR.

Nous sommes à peu près tous d'accord pour dire qu'il y a de bons et de mauvais PR comme il y a de bons et de mauvais MCF. La difficulté, c'est que ce concours ne permet pas véritablement d'assurer une sélection efficace d'où ma référence initiale au gâchis en termes de gestion des ressources humaines.
Je rejoins le maître de ces lieux sur l'intérêt de cette épreuve en termes de progression personnelle : préparez l'agrégation et il en restera toujours quelque chose dans votre manière de travailler. Mais est-ce suffisant pour fonder tout un système sur une telle loterie ?
Je sais, Cher Hugues, vous allez me dire que ce n'est pas une loterie, que tout repose sur le talent et la bonne préparation - le bon formatage ? -. Et c'est sans doute vrai pour certains. Pour d'autres ... J'ai forcément à l'esprit ce concours où je suis recalé sur travaux. Ces derniers ont été jugés insuffisants alors que deux fois plus importants que pour le précédent concours ... où j'étais pourtant admissible. Alors c'est certain, critiquer l'agrégation, ce n'est pas simple. C'est en premier lieu passer pour un aigri, c'est en second mettre en cause les qualités des PR agrégés. Sur ce dernier point en particulier, ne vous méprenez pas sur mon propos : je sais votre valeur tout comme je sais celle de mes amis agrégés lors de précédents concours, je sais également la valeur du président de ce concours pour lequel j'ai une profonde admiration. Mais je sais aussi - et je ne dois pas être le seul - que certains agrégés sont "des erreurs de casting", que nombre de MCF travaillent bien plus que ces PR etc.
Je ne suis pas certain d'avoir la réponse à tout ceci mais je crois que le débat doit être, non pas lancé car c'est fait, mais poursuivi.

Pour conclure, merci Cher Hugues de maintenir et d'animer sur ce blog un espace de discussion.
Cordialement.

Ecrit par : S. Darmaisin | 02.03.2009

Et la Rolex, il la faut ou pas ? Dois-je commencer à économiser ?

Ecrit par : Frédéric Lamourette | 03.03.2009

L'agrégation externe pourrait être maintenue s'il y avait plus de postes. Depuis des années, l'on a multiplié le nombre de MCF et pas celui de profs. 50 ou 60 postes au moins, ce serait bien. Evidemment, cela aurait un coût.
Les MCF qui n'ont pas l'agrég. sont en effet tenter de ne pas s'investir à l'Université sachant qu'ils n'auront pas plus de chance pour la plupart de devenir profs par d'autres voies. Quant à certains agregés, ils font de même, puisque, une fois l'agrég. en poche, ils se disent qu'ils ont fait l'essentiel. Dire que ce sont les meilleurs que l'on retrouve à la fin n'est pas vrai. Je ne dis pas qu'ils ne sont pas bons, mais beaucoup qui sont éjectés le sont tout autant sinon plus. Penser que les résultats de l'agrég. sont absolument fiables est une tartufferie. Ce concours est quasi une loterie.

Ecrit par : Chevalier d'Eon | 03.03.2009

je partage certains de vos points de vue et cher Stéphane, je suis d'accord avec toi sur certains aspects
Je pense que l'agrégation est un concours et il y a un facteur de chance
Ce ne sont pas forcément les meilleurs que l'on retrouve à la fin mais je pense aussi que ceux qui sont sur la LISTE ne sont pas les plus mauvais.
C'est vrai que les résultats sont parfois une grande surprise et certains agrégés, y compris très bien classés ont disparu complètement car ils avaient peut-être le niveau de l'agrégation mais ne sont pas de bons enseignants et chercheurs

Ecrit par : hugues kenfack | 03.03.2009

" certains agrégés, y compris très bien classés ont disparu complètement car ils avaient peut-être le niveau de l'agrégation mais ne sont pas de bons enseignants et chercheurs" Hugues, vous vous révoltez. C'est le climat des Antilles !
C'est agréable de voir qu'un professeur reste lucide et prend la peine de dire ce qu'autres n'avouent pas. Merci ( comme d'habitude ...)Toulouse et surtout Lycette ont de la chance de vous avoir car chez nous, ce sont des Pr qui pensent à leur tout petit avenir et surtout ne se mouillent ... C'est pas juste !

Ecrit par : Calimero | 03.03.2009

Le calendrier de l'épreuve en 24h indique trois salles de préparation :
- Institut de criminologie
- Espace André Tunc
- Salle de droit commercial

Toutes mes condoléances à ceux qui seront à l'Institut de criminologie... Pas de photocopieuse. Un fonds documentaire "pénal, pénal et pénal"...

Ecrit par : Loana de Paris | 04.03.2009

En plus pas de photocopieuse... et on vient nous dire que l'une des justifications de la localisation du concours à Paris c'est l'existence de 3 salles de travail pour la leçon de 24... Il y a quand même quelque chose qui cloche au royaume de l'égalité...

Ecrit par : josette de Madrid | 05.03.2009

Pas sûr que l'égalité entre les candidats serait mieux assurée si le concours avait lieu à Toulouse ou à Aix...
Compte tenu de ce qu'est le réseau de transport français, il n'y a pas plus central que Paris

Ecrit par : xddb | 05.03.2009

J'ai bien compris xddb, je dis juste que parmi les raisons évoquées habituellement, il y en a une qui tient franchement pas la route et qui méconnait l'égalité des candidats de manière criante...

Ecrit par : josette de Madrid | 05.03.2009

Pourquoi les épreuves ne se dérouleraient-elles pas à... Madrid ?

Ecrit par : Jon Bongiovi | 05.03.2009

Pourquoi la Nouvelle Star fait-elle le tour de France ? Pour aller chercher les meilleurs...

L'agrégation ne pourrait-elle pas en faire autant: aller auditionner les candidats dans leur Université d'origine?
Pas pour l'ensemble du concours, mais au moins pour la première épreuve...

hé, why not?

Ecrit par : Wanda | 05.03.2009

@xddb

"Compte tenu de ce qu'est le réseau de transport français, il n'y a pas plus central que Paris"

Lyon? Enfin je dis ça...

Ecrit par : Va Béné | 05.03.2009

En fait ça doit se discuter... Toulouse-Lyon un Lundi à partir de 7 heures = 5 heures de trajet; un Toulouse-Paris ce serait au mieux 6h30...

J'imagine par contre que ça ne se vérifie pas pour Bordeaux, ni même pour tout le reste de l'ouest, mais bon...

Il n'empêche qu'il y a peut-être encore là une certaine idée reçue quant aux justifications d'une localisation du concours à Paris... Après, toutes les villes de province ne sont pas aussi bien desservies que Lyon.

Ecrit par : Josette de Madrid | 05.03.2009

Ca faisait longtemps le débat sur le lieu de l'organisation de l'agrégation tiens.

Ce caractère répétitif ne se justifie-t-il pas tout simplement par l'absence de solution qui convienne à tout le monde ?

Pour ma part, que ce soit pour l'organisation à Paris ou ailleurs, de bons comme de mauvais arguments sont présents. Alors, puisque le changement est censé être fondé sur une amélioration (utopique moi ?) je ne vois pas trop l'intérêt de le faire évoluer pour l'instant.

Ecrit par : JR | 05.03.2009

Pourquoi délocaliser l'agrégation alors qu'il suffit de supprimer la 24h ?

Je copie plus bas un message laissé sur "En direct des facs de droit".

Je pense que le débat sur la réforme de l'agrégation doit plus que jamais être relancé.

Quitte à reformer, réformons ce qui pose vraiment problème.

***

"Une réforme de l’agrégation serait en effet bienvenue.

Sait-on au ministère que ce concours coûte en moyenne entre 5000 et 7000 euros aux candidats de province ? (faites le calcul si le candidat l’a passé trois fois… sans succès).

A-t-on déjà entendu parler là-haut de la leçon de 24h ?

Lorsque j’évoque cette épreuve auprès de non juristes, ils ne me croient tout simplement pas. Ils n’imaginent pas la chose possible (”Et vous ne dormez pas ? Mais c’est dingue !”).

Sortons un peu de notre cocon, larves conditionnées que nous sommes : la leçon de 24h est une aberration.

Comment ne pas voir qu’elle ne juge pas le candidat mais ses relations ? Entre celui qui peut s’entourer d’une dizaine de maître de conférences expérimentés et l’autre qui n’a que quelques doctorants sous la main, il y a un monde.

Le concours de manière générale demande un investissement (à tous les sens du terme) beaucoup trop important. Certains s’investissent 5 ou 6 ans, négligeant au passage les autres aspects de leur carrière.

Est-ce bien nécessaire ?
Est-il possible d’envisager ce concours autrement que comme un ridicule exercice sado-masochiste (les sadiques du jury étant d’anciens candidats masochistes), dont les relents de parcours initiatique lui donne un parfum limite sectaire ?

J’ajoute que la dernière leçon devrait laisser une place plus importante aux disciplines “récentes” telles que le droit de la propriété intellectuelle, le droit de la concurrence, le droit de la santé, etc.
De fait, l’agrégation bride la recherche juridique française (dès le choix du sujet de thèse d’ailleurs) en la cantonnant dans des catégories trop rigides.

Et qu’on ne me sorte pas l’argument de la nostalgie (”Oh, Paris au petit matin, quand le candidat a fini sa rédaction, et que pointe le moment de la leçon, que c’est beau, que c’est mignon” => Ridicule).

La nostalgie n’a jamais rien justifié, sinon on organiserait encore des jeux au cirque de Rome.

Je précise que je suis favorable au maintien du concours, je souhaite seulement sa réforme.

Et je crois que je ne suis pas le seul.

Un non candidat qui n’a jamais été candidat".

Ecrit par : Non candidat | 05.03.2009

Oh, quelle charge contre le concours...
Je me suis senti visé par le petit matin sur paris... mais je vous rassure, cher non candidat, vous avez au moins raison sur ce point : la nostalgie ne peut servir à justifier le concours
je réponds longuement plus tard mais dès ici quelques idées
- une réforme de ce concours est nécessaire et cela ne semble pas discutable
- le faire dans les locaux de l'université du président du jury n'est pas forcément une mauvaise idée. Surtout ne pas pensez qu'il y a des universités en France qui n'ont pas de locaux disponibles pour ce concours. Seuls ceux qui ne l'ont jamais passé peuvent le dire. Les salles du ministère n'ont rien d'exceptionnels, ni en qualité, ni en confort, ni en équipements ou ouvrages. Si une université française n'est pas capable d'avoir une salle de documentation comme celle du ministère, alors c'est que notre université est vraiment dans une très mauvaise situation
La "rotation" paris _ province pour les membres du jury est-elle vraiment "juste"? Combien d'universités font par exemple du droit à Paris et en Province
- L'idée d'imposer un nombre minimum de membres de jury de Province n'est pas idiote
- Une nécessaire décharge de services (pourcentage à déterminer) doit être prévue pour les membres du jury
-s'agissant de la 24h, j'ai à plusieurs reprises indiqué que cette leçon était inégalitaire et injuste pour les candidats de province. Elle est en outre ruineuse. Qui est vraiment attaché à cette leçon. Je n'en vois pas les vertus.
Bref : l'agrégation est à réformer et il est temps de le faire. Je pense à lancer un mouvement dans ce sens, avec à Toulouse, une journée sur la réforme de l'agrégation de droit.

Ecrit par : hugues kenfack | 05.03.2009

Le CNU a, me semble-t-il, eu l'occasion de réfléchir à la question, pour envisager la suppression de la 24 et un rédécoupage des spécialités...

Ecrit par : Josette de Madrid | 05.03.2009

Monsieur le Professeur Kenfack,

Je ne vous visais pas à travers la référence à l'argument nostalgique, d'autant mieux que je sais bien, à vous lire depuis longtemps, que vous êtes favorable à la réforme du concours.

Il est tout à fait légitime d'éprouver une certaine émotion à l'évocation des souvenirs de sa propre 24h, j'indiquais seulement que ce n'était pas un argument en faveur du maintien de cette leçon si tout plaide en faveur de sa suppression.

Je salue au passage votre blog, votre optimisme et votre désir de faire bouger les choses. Espérons que les troubles que nous traversons actuellement finissent par nous guider vers de meilleures eaux.

Amitiés,

Non candidat.

Ecrit par : Non candidat | 06.03.2009

Tout le monde l'aura compris, je n'aime pas trop les concours mais la seule épreuve du concours de l'agrégation, à laquelle je peux trouver un intérêt c'est au contraire la leçon en 24 heures. Oh, pas à cause de sa durée mais en raison du fait qu'elle reconnaît l'importance de l'intelligence collective.
Pourquoi ne pas penser un nouveau concours essentiellement à partir de cette 3ème leçon? Un concours d'équipes de docteurs en droit (l'organisation pourrait être décentralisée, la durée allongée, un nombre maximal de coéquipiers fixés, les coéquipiers qui ne joueraient pas le jeu seraient vraisemblablement écartés par l'équipe elle-même...) et seraient agrégés tous les membres des équipes ayant produit les meilleurs travaux.
Bref, de sport individuel l'agrégation deviendrait un sport collectif.
Bon, OK, ce matin soit je rêve soit je m'égare...

Ecrit par : lycette corbion | 07.03.2009

L'un des lecteurs de ce blog aurait-il par le plus grand des hasards quelques informations sur les sujets tombés cette semaine pour l'épreuve de 24h ?

Merci !

Ecrit par : Popeye | 12.03.2009

ils sont sur le site du ministère
Pour l'instant:
1 La disponibilité
2 La simplification du droit
3 L'expectative
4 La coopération
5 Le silence
6 La représentation
7 Les lacunes
8 La reconnaissance
9 Le retard

Ecrit par : lycette corbion | 12.03.2009

La rolex ?

Pardon...

Ecrit par : Frédéric Lamourette | 13.03.2009

la simplification du droit...
vraiment très intéressant

Ecrit par : hugues kenfack | 13.03.2009

Pas de sujet sur les blogs juridiques ? Il est vraiment ringard ce concours !

Ecrit par : Maurice Chevalier | 13.03.2009

@ Frédéric Lamourette
La rolex : quel beau sujet transversal, permettant de traiter de l'expectative (légitime) de la rolex, du silence de la rolex qui ne suspend pas pour autant le cours du temps qu'il faut toujours compter car le temps c'est de l'argent, de la représentation VIP en rolex, de la reconnaissance officielle par la rolex, du retard exceptionnel de la rolex. Et je me demande si les plus demandeurs de simplification du droit ne sont pas des porteurs de rolex, abhorrant les lacunes du droit, en manque de disponibilité et préférant l'exploitation à toute forme de coopération.

Ecrit par : lycette corbion | 13.03.2009

@Lycette Corbion : très drôle!

Ecrit par : Flying Rabbit | 14.03.2009

Lycette Corbion, je vous agrège !

Ecrit par : Frédéric Lamourette | 14.03.2009

La suite des sujets :

10 – Les lettres ( Mme Rana CHAABAN)
11 – L’espace ( M. François CHÉNÉDÉ)
12 – L’intérêt ( M. Frédéric DANOS)
13 – Le passager ( Mme Audrey DARSONVILLE épouse TAMNGA)
14 – Introduction à un cours de droit de la presse ( M. David DECHENAUD)
15 – L’environnement ( M. Olivier DECIMA)
16 – La terre ( M. Alain DEVERS)
17 – L’automobile ( M. Nicolas DISSAUX)
18 – La tolérance ( M. Frédéric DOURNAUX)

Ecrit par : De passage | 21.03.2009

Chers tous,
quelqu'un sait-il si la liste des postes à pourvoir pour ce concours a déjà été publiée?

Ecrit par : tony | 18.05.2009

Lycette Corbion, je vous agrège !

Ecrit par : adidas logo history | 31.07.2009

de la reconnaissance officielle par la rolex, du retard exceptionnel de la rolex.

Ecrit par : college essays | 31.08.2009

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