25.02.2009

REFORME DU STATUT DES ENSEIGNANTS CHERCHEURS ET CNU

Un billet rapide pour donner une information importante.

Cette semaine est importante pour les doctorants car le CNU "planche" sur les qualifications, par exemple la section 01 (droit privé)
D'après mes informations, le CNU ne devrait pas communiquer les résultats avant le 27 mars. Il y aurait donc une "rétention" des résultats de qualification par le CNU. Mais il s'agit d'une "situation de fait" et non de "droit".

Si des lecteurs de ce blog ont des informations complémentaires, je suis preneur.

Cela concerne-t-il tout le CNU ou est-ce simplement certaines sections? "On" parle des sections 01 et 02. Pour la section 01, l'information est "confirmée": les délibérations sont reportées sine die. le CNU 01 se réunira le 27 mars et pourra alors réexaminer sa position et peut-être qu'un vote est possible ce jour . Comme vous, j'attends une communication "officielle" du CNU.

Des présidents de section du CNU, des membres du CNU ou simplement ceux qui ont des informations peuvent nous apporter des précisions complémentaires.

En attendant, vos avis sont attendus sur ce blog. Je précise que ce billet a été complété ce billet au fur et à mesure des informations obtenues.

Commentaires

Pourquoi traiter différemment les candidats à l'agrégation et les candidats à la qualification?

Ecrit par : Henri | 26.02.2009

@ Henri, la formulation de votre question me semble révélatrice d'une mauvaise compréhension de l'objectif poursuivi par les membres du CNU qui ont décidé de "retenir" les résultats de la qualification.
Le but n'est pas de préjudicier aux candidats à la qualification (pas plus que la pratique de le rétention de notes des étudiants aux examens) mais de faire pression sur le gouvernement en usant de moyens susceptibles perturber le bon fonctionnement de l'université.
Or, retenir pour l'heure, soit au stade de l'admissibilité, les résultats des candidats au concours de l'agrégation n'affecterait en rien ce fonctionnement mais seulement le déroulement du concours.
À tous les candidats à la qualification, il faut seulement dire: patience, cette décision n'a sûrement pas été prise à la légère ni sans considération de vos nerfs mis à l'épreuve et souligner que le 27 mars n'est pas une date sortie d'un chapeau mais une date correspondant à la seconde session pour la qualification car oui il y a deux sessions cette année. Au fait, j'ai oublié pourquoi.../

Ecrit par : lycette corbion | 26.02.2009

Merci de votre réponse et de vos explications (il s’agissait d’une question sans arrière-pensées).

Ecrit par : Henri | 26.02.2009

C'est vous Henri qui devez être remercié pour cette question qui aura traversé plus d'un. Il n'a pas de bonnes réponses, il n'y a que des bonnes questions. Et je dois préciser, que n'étant pas membre du CNU, ma réponse repose sur des supputations.

Ecrit par : lycette corbion | 26.02.2009

l'information serait également confirmée pour la section 02

Ecrit par : hugues kenfack | 26.02.2009

Etant dans l'attente des résultats, je peux simplement dire qu'une publication non officielle serait la bienvenue...l'an passé, le blog de F. Rolin a publié en droit public avant Antares sans que cela ne pose de pb à qui que ce soit. Donc une publication sur le net ne permettrait pas au Ministère de s'en prévaloir officiellement mais aurait le mérite de ménager les candidats qui n'en peuvent plus...
Merci pour eux...

Ecrit par : Arthur | 26.02.2009

Je partage l'avis d'Arthur. Il faudrait le suggérer aux membres du CNU.

Ecrit par : lycette corbion | 26.02.2009

La section 03 aussi.

Ecrit par : Duran Duran | 26.02.2009

Je suis disponible pour publier les résultats non officiels sur ce blog.

Ecrit par : hugues kenfack | 26.02.2009

merci beaucoup !

Ecrit par : delphine | 26.02.2009

S'il était possible de publier pour la 02 car il y a aussi rétention dans cette section. Ce serait vraiement aimable de votre part. Merci.

Ecrit par : qualifiant | 26.02.2009

j'avoue ne pas bien comprendre la démarche... Il me semble utile de retenir les résultats vis à vis du ministère mais pourquoi vis à vis des aspirants à la qualification?
Une aspirante à bout de nerfs...

Ecrit par : ju | 26.02.2009

Ne confonderiez-vous pas quelque peu le "doctorant" et le "docteur" ?

Ecrit par : Tartuffion | 27.02.2009

"confonderiez" du verbe "confondérer" bien entendu...

Ecrit par : Tartuffion | 27.02.2009

Les résultats de l'admissibilité sont sortis.

Les préparatifs de la leçon de 24h n'étant plus d'actualité pour moi, je n'ai rien d'autre à faire qu'une analyse des résultats par université de soutenance (recherche rapide qui comporte peut être des erreurs, mais cela donne une idée générale)

45 candidats admissibles

Paris : 27 dont
Paris I : 8
Paris II : 14
Paris X : 5

Bordeaux : 5
Aix-en-Provence : 4

(établir un quelconque lien avec la provenance des membres du jury serait déplacé, sans doute...)

Puis : Grenoble (2) Rennes (2) Tour (1) Lyon III (1) Nantes (1) Limoge (1) Strasbourg (1).

Félicitations aux admissibles et surtout bon courage aux autres

Ecrit par : A. Greg | 27.02.2009

Toulouse 0 - Bordeaux 5
Etonnant non !
Gurcouf est sans doute dans l'équipe.

Ecrit par : Marcel | 27.02.2009

s'agissant du CNU, il s'gait d'une information non officielle. En complément, aucune information officieuse ne sera communiquée avant la date du 27 mars, d'après mes renseignements.
S'agissant de l'agrégation, je regrette moi aussi 0 toulousains...
Pouvez-vous réserver vos commentaires sur l'agrégation sous le billet publiant la liste?

Ecrit par : hugues kenfack | 28.02.2009

Merci pour cette information.
Mme Pécresse doit dormir tranquille elle, contrairement aux docteurs en attente de qualification! Si le seul moyen de lutte c'est le blocage des résultats du CNU, bonjour la visibilité du combat!! Les facs tournent sans aucun problème, les cours se tiennent, les comités de sélection sont nommés!
Cela ne renforce pas l'image du Cnu déjà bien écornée par ailleurs...et surtout ne donne pas envie de renforcer son pouvoir pour l'évaluation prochaine!
Désolé pour le ton mais on joue avec nos nerfs sans aucune conséquence réelle pour le ministère!

Ecrit par : Arthur | 28.02.2009

Oui c'est très très dur !

Ecrit par : delphine | 28.02.2009

Je suis entièrement d'accord avec Arthur. Que l'on ne veuille pas communiquer les résultats au ministère, passe encore. Mais pratiquer à ce point l'omerta (aucun communiqué officiel des sections 01-02 à ma connaissance), surtout vis-à-vis de ceux qui seront, pour certains, des futurs collègues, c'est tout simplement inique. Ce qui prouve bien que certains sont complètement déconnectés de la réalité des doctorants-docteurs. Vivre dans une tour d'ivoire, ça va 5 minutes...

Ecrit par : Va Béné | 28.02.2009

Derrière tout cela il se peut qu'il y ait aussi un avantage pour le CNU.
Désormais il y a deux sessions CNU par an...miracle d'un décret (à la légalité douteuse)...donc plutôt que de garder en réserve certains postes pour la seconde session, on ne communique rien et l'on pourra ainsi moduler les places en fonction....
Par ailleurs, la décision du CNU ce n'est pas le résultat du premier semestre de L1 que nous attendons, cela conditionne pour une grande part notre vie future...

Ecrit par : Arthur | 28.02.2009

Arthur, les résultats ne sont que retardés. Cette démarche est faite précisément dans l'intérêt des universitaires que vous serez peut-être. La grève, quelle que soit ses modalités, est toujours pénible et gênante. Et ne parlez pas de "tour d'ivoire", alors que vous aimeriez en faire partie...

Ecrit par : Pet Shop Boys | 28.02.2009

La grève c'est arrêter de travailler me semble-t-il...Alors de quelle grève parle-t-on puisqu'à ma connaissance et pour l'essentiel les facultés de Droit fonctionnent normalement...
Je pense que Va Béné au sujet de la tour d'ivoire faisait référence aux sections du CNU....
donc je persiste et signe, cette attitude, qui plus est sans aucun relais de communication...puisqu'aucun communiqué officiel n'existe, n'est pas correcte.

Ecrit par : Arthur | 28.02.2009

Mais, Arthur, si les membres du CNU avaient pratiqué une grève pure et dure, ils n'auraient même pas traité les dossiers de qualification. L'auriez vous souhaité?
À propos de tour d'ivoire, allez lire les contre-vérités ou fausses évidences énoncées par ce sociologue prof. à l'IEP Paris, à savoir Bruno Latour (d'ivoire), dont j'avais pourtant apprécié certains écrits dont La fabrique du droit.


http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/25/autonomie-que-de-crimes-on-commet-en-ton-nom-par-bruno-latour_1160199_3232.html

Ecrit par : lycette | 28.02.2009

@Lycette
Vous aviez suggéré d'autres formes de protestation plus sympathiques !
Mais surtout, il me semble que ce n'est pas tant la rétention administrative que l'absence totale d'information (y compris sur la rétention) qui est critiquée.

Ecrit par : excalibur | 28.02.2009

Il faudrait penser à ne pas mélanger tous les arguments.

Il y a un gros problème de forme et de communication de la part des sections 01-02. On nous dit (quelle source?) que les résultats ne sont que "retardés". Jusqu'à quand? Sur quels fondements? Un communiqué qui aurait informé les candidats de la position retenue aurait permis d'éviter certaines rumeurs comme celle de la modulation en fonction d'une seconde session fin mars. Elle aurait également marqué une certaine "correction" à l'égard de candidats qui seront, je me répète, des futurs collègues.

Sur le fond, que les résultats soient retenus auprès du ministère, pourquoi pas. J'y suis moi-même favorable. On peut douter de l'efficacité d'une telle démarche mais c'est un autre débat. Mais il faut m'expliquer en quoi le ministère est "perturbé" par une non-communication (nécessairement officieuse) des résultats auprès des candidats. En ce sens, certains ont l'air d'avoir oublié ce qu'était l'attente d'un résultat aussi important. Certains candidats sont par ailleurs au chômage et aimeraient bien pouvoir être fixés sur leur funeste sort.

Bref, ce qu'il faut au CNU, c'est une bonne stratégie de com' et une once d'humanité

Ecrit par : Va Béné | 28.02.2009

Bonjour,

Il faudrait quand même nous expliquer en quoi la rétention même officieuse des résultats gênerait le ministère. Les seuls qui pâtissent de cette décision sont les pauvres candidats qui devront attendre un mois de plus pour connaître leur avenir.
Le CNU, car c'est de cette instance dont il s'agit, n'a aucune humanité et ne pense pas un instant aux étudiants. C'est triste pour des professeurs et maîtres de conférences de manquer à ce point d'humanité. Pour mémoire, des enseignants n'ont-ils pas pour mission d'aider les étudiants à se construire un avenir professionnel plutôt que de penser à leurs petits privilèges car c'est de ça dont il s'agit et de rien d'autre!

Le CNU est notoirement une instance corrompue. Lycette, vous défendez vos chères collègues du CNU en précisant qu'ils ont effectué leur travail en examinant les dossiers. Ceci est faux car vous savez très bien que les dossiers ne sont pas examinés. Que se passe t-il lors des réunions du CNU? Je vais vous le dire : le professeur A dit à ses collègues, j'ai deux étudiants à "placer", voilà mon cahier des charges. Le professeur B dit au professeur C, rapporteur de Mademoiselle Y : « si tu qualifies Mademoiselle Y, je te rends tel service ». La réalité est celle là et vous le savez, tous, très bien. Alors Messieurs, Mesdames les Professeurs et Maîtres de Conférences du CNU signataires de cette décision, arrêtez de mentir, de manipuler les étudiants, c’est uniquement ce petit monde de cooptation que vous voulez défendre. Vous vous moquez des conditions d’enseignement, il n’y a que votre statut qui vous intéresse.
Ce message est, certes, direct, mais c’est la simple réalité. Il y a tellement d’exemples plus ou moins opaques qui démontrent mes dires : une personne qualifiée et ayant obtenu un poste dans sa faculté d’origine, faculté qui se trouve, (quel hasard) être celle d’un enseignant du CNU avec lequel cette personne travaillait pendant la rédaction de sa thèse (travaux dirigés). Le hasard ne s’arrête pas là puisque, depuis qu’il est qualifié, cet étudiant nommé maître de conférences dans ladite université, occupe le même bureau que l’enseignant du CNU. Mais bien sûr, il n’y a aucun lien entre la qualification de cette personne et la présence d’un enseignant très proche de cette personne au sein du CNU. Que quelqu’un ose écrire que la cooptation n’existe pas.
Que le CNU fasse preuve d’honnêteté et d’humanité… non là je m’égare, c’est de l’utopie. Continuez vos petites « magouilles » tranquillement. Je suis triste, qu’en France, de tels systèmes puissent exister. J’ai toujours cru, dans ma grande naïveté, que ce sont les compétences et le travail qui permettent de se construire un avenir professionnel. J’ai commis une grave erreur de raisonnement ! Au sein des facultés de droit, et peut être d’autres, ce n’est pas le cas et c’est même tout le contraire.
Ce scandale mériterait d’être relayé dans la presse ! Cela me tente de plus en plus d’ailleurs d’essayer de dénoncer toutes ces pratiques. N’étant pas de votre milieu, je n’ai rien à craindre contrairement à beaucoup qui pensent comme moi mais ne peuvent rien dire.
En conclusion, ne dites surtout pas que la communication officieuse des résultats gênerait le ministère, c’est faux et malhonnête. Le seul intérêt de retarder la publication au 27 mars est que les membres du CNU puissent « arranger »la globalité des résultats en fonction des cooptations du deuxième tour. C’est simplement cela la raison, mais personne n’aura l’honnêteté de le reconnaître. Si ce n’est pas ça, expliquez-moi pourquoi chaque rapporteur ne pourrait pas communiquer par e-mail à chaque candidat son résultat. Donnez-moi une raison valable ! Vous ne répondrez pas car vous n’en n’aurez pas !

Ecrit par : SD | 28.02.2009

@ Escalibur, Arthur, Ju, Va béné, et autres que j'aurais oubliés, je n'ai pas dit soutenir la décision prise par le CNU et vous aurez remarqué plus haut que j'espérais une communication non officielle des résultats aux candidats. Et comme beaucoup d'entre vous, c'est le manque de communication du CNU que je regrette.
Je répondais à Arthur sur la question de la "grève", qui en effet ne ressemble guère à une grève. Si les employeurs privés avaient des grévistes comme nous (cours au pire déplacés et récupérés avec quelques journées non payées)ils seraient les premiers à réclamer le droit de grève pour leurs salariés. Mais nous ne décrivons peut-être que ce qui se passe dans nos facultés de droit. Ailleurs les universités sont parfois occupées avec des EC et des étudiants qui inventent d'autres choses. Je crois que nous, EC en droit, nous souffrons d'un mal terrible: nous pensons nos enseignements indispensables. Mais il faut reconnaître que la grève n'est pas non plus appréciée côté étudiants en droit.Et je voulais juste rappeler à Arthur qu'il ne l'aurait pas appréciée non plus à l'heure de l'examen des dossiers. Alors voilà pourquoi on compose à la Fac comme au CNU.
Il y aura peut-être du bon à ce regrettable épisode de la non délivrance des résultats relatifs à la qualification: le débat tend à se déplacer du côté de la qualité du CNU à nous évaluer. Or il faut nous poser sans tarder cette question avant que l'accroissement des pouvoirs du CNU ne soit transcrit dans des décrets. Personnellement, indépendamment des magouilles décrites par certains et que j'ignore, je crois que le CNU ne peut pas être en mesure, quels que soient le moyens déployés, de réaliser une évaluation qualitative des EC.
@ SD, je ne peux pas croire que les membres du CNU puissent revenir un mois plus tard sur des délibérations auxquelles ils ont déjà accordé beaucoup de temps. Moi je crois plutôt que l'un d'entre eux ne tiendra pas sa langue et qu'ensuite, dès que cela se saura, les autres feront de même

Ecrit par : lycette | 28.02.2009

Je trouve le message de SD très dure et surtout d'après mes informations et mes constatations, ce n'est pas exact.
Je connais quelques membres du CNU et j'ai passé quelques jours récemment en Martinique avec un membre du CNU
Je ne voudrais pas généraliser, ni dans un sens ni dans l'autre. Mais ceux que je connais non seulement lisent les thèses, mais en plus font des rapports très sérieux.
J'ai été agréablement surpris d'évoquer des candidats qualifiés il y a déjà quelques temps et ils pouvaient me donner des indications sur le contenu des thèses
Je pense qu'il faudrait imposer une transparence totale avec pour effet la publication des rapports individuels des candidats. Le CNU effectue une évaluation des thèses et il est normal qu'elle soit publique. Je sais bien que certains diront qu'une évaluation négative aurait des effets néfastes.
Je suis pour une transparence totale dans les qualifications, dans les épreuves d'agrégation, dans les promotions...
Voilà mon point de vue.
Je réfute les propos de CNU instance corrompue car c'est vraiment très grave, surtout au moment où on parle d'évaluation par les pairs.
Chaque institution a ses brebis galeuses et il peut y avoir au CNU mais c'est sans doute une infine minorité.

Ecrit par : hugues kenfack | 28.02.2009

Je tiens moi aussi à témoigner du sérieux du travail effectué par mes amis membres du CNU et de leur indépendance. Et les MCF, d'après ce qu'ils m'en disent, ont toute liberté pour y défendre leurs points de vue sur les travaux qu'ils doivent rapporter. Les règles peuvent sûrement être parfaites, comme le dit Hugues.
Si évaluation permanente il doit y avoir, bien sûr elle doit être faite par les pairs mais le CNU n'aurait-il pas dû être une instance de recours?
Il resterait alors à imaginer en première instance les mécanismes et règles d'évaluation les plus appropriés.

Ecrit par : lycette | 28.02.2009

Pardon d'occuper à nouveau cet espace mais pour avoir assisté à de nombreuses soutenances de thèses récemment (au fait qu'est ce que cela donne droit à des équivalences en heures de...?) j'ai été surprise de voir que tantôt les sujets tantôt leur traitement déconcertait les jurys de thèse, lesquels renonçaient à entamer toute discussion avec l'auteur de la thèse pour ne se livrer qu'à l'exposé de ce qu'eux-mêmes auraient fait sur le sujet.
Les déconvenues aux qualifications ne sont-elles pas souvent la conséquence de la complexité des thèmes retenus par ces travaux les rendant irréductibles à certains canons encore à la mode mais peut-être dépassés, à l'aune desquels on continue de les juger?

Ecrit par : lycette | 28.02.2009

Les thèses deviennent trop complexes ! Et cela peut en effet jouer de mauvais tours aux impétrants s'ils tombent sur des examinateurs "ancienne école".
Thèses et sujets moins sophistiqués, c'est essentiel.

Ecrit par : petit conseil | 28.02.2009

je confirme. Lorsque j'ai entrepris ma thèse, quelques personnes m'ont indiqué que ce n'était pas un sujet pour une thèse agrégative alors même que je travaillais dans le domaine de l'international. Je ne sais toujours pas ce que c'est qu'une thèse "agrégative".
IL y a des idées qui ont du mal à disparaitre car il faut bien l'avouer elles procurent un avantage à ceux qui les véhiculent et finissent par convaincre les autres. L'idée pour être clair, que les sujets de DIP apportent un plus pour l'agrégation n'est sans doute pas concrètement fausse lorsque l'on analyse les résultats de l'agrégation mais est-ce une bonne idée? Est-ce parce qu'on fait du DIP qu'on est un bon candidat ou parce que certains collègues pensent que les "dipistes" de certaines universités sont "supérieurs" aux autres?
J'ai la naïveté de penser que la qualité des travaux et des candidats ne dépend pas du tout de la nature du sujet et sans doute est-ce la naiveté de l'EC de province.

Ecrit par : hugues kenfack | 01.03.2009

@ Hugues, bien sûr mais seule la multiplication des regards dépourvus de tout a priori sur les travaux peut aider à en mesurer la qualité . Encore une difficulté à l'heure de la recherche de critères.
Et que dire de certains travaux qui arrivent trop tôt? Je pense notamment à une thèse de droit pénal des affaires soutenue avant la crise dans un climat d'indulgence à l'égard de bon nombre d'infractions en la matière. La thèse, jugée trop répressive et à contre-courant, avait été mal accueillie et l'université a perdu une excellente chercheuse. En aurait-il été de même aujourd'hui?

Ecrit par : lycette corbion | 01.03.2009

Cet arguement de la thèse agrégative a en effet nui à de nombreux candidats. Et par thèse agrégative, il faut entendre thèse très complexe ou qui traite de certains sujets précis.
Mais, qui en a décidé ainsi et surtout au nom de quoi ???

Et en cela, je rejoints cette idée de la nécessaire transparence dans l'examen des candidats.
C'est pour cela que lorsque des candidats décident de se lancer dans ce type de thèse, et tombent ensuite sur un examinateur plutôt classique, ou qui est affranchi de ces critères pseudo-scientifiques, ça fait mal ...

Ecrit par : petit conseil | 01.03.2009

je suis d'accord avec lycette et petit conseil
Qui décide si une thèse est agrégative ou non? Il y a dans cette idée une conception de l'université qui est aujourd'hui dépassée.
La transparence doit prévaloir pour tout : CNU, Agrégation, promotion interne...
C'est cela l'université. Je suis un peu naïf.
nous sommes quelques uns à penser que tout doit tendre vers la méritocratie, ce qui suppose de déterminer au préalable des critères à partir d'une large concertation, de les rendre public, puis après avoir pris une décision motivée, de la rendre publique pour que tout le monde puisse en prendre connaissance et la juger avec tous les éléments.
Je profite pour écrire un mot sur les félicitations du jury accordées après les soutenances de thèse : tout dépend vraiment trop des pratiques des universités et des jurys, ce qui est regrettable.

Ecrit par : hugues kenfack | 01.03.2009

Aux impétrants, abstenez-vous des thèses agrégatives. Optez pour le sujet qui vous passionne et vous habitera pendant au moins 3 -4 ans. Déjouez ces calculs honteux et machiavéliques qui ne font pas honneur à la recherche française.
Une démarche individuelle, et pourquoi pas collective, des doctorants dans la formulation et l’approche de leur sujet, associée à une réelle transparence des travaux( je suis d'avis avec HK) de toutes ces instances délibératrices, incluant une motivation substantielle et non succincte, et la publication des rapports, permettraient à terme de contrer ce phénomène qui se tapit à bas bruit depuis quelques années et écarte d'excellents chercheurs qui auraient pu devenir de tout aussi excellents collègues. C'est le pluralisme intellectuel qui est ici en jeu.

Ecrit par : petit conseil | 01.03.2009

Merci à petit conseil.
Il me semble même que le mouvement est déjà en marche et qu'il finira par s'imposer.
C'est ce qui m'est apparu durant toutes ses soutenances de thèse: une force véritablement scientifique quoique déroutante en devenir derrière laquelle les académismes ne résisteraient pas longtemps.
Tout le monde l'aura compris: je suis d'un naturel encore plus optimiste que Hugues.

Ecrit par : lycette | 01.03.2009

@ A. Greg: c'est bien beau de dire que l'Agrég est un concours bancal, avec un jury qui favorise ses ouailles. Il y a sûrement du vrai dans ce que vous dites. Recalé (provincial) à ce concours, je pourrais également y aller de ma remarque fielleuse, mais je ne tombe pas dans cette facilité.

Vous suggérez que le jury choisit les candidats en fonction de leur université de provenance. Why not. Encore faut-il que vos chiffres soient exacts. Par exemple: les Aixois: vous en dénombrez 4, or il n'y en que 2 (voire 2 et demi, si l'on compte un parisien qui passa jadis par Aix). Pour le reste, je ne peux pas dire, je connais moins bien les données. Mais c'est sûr qu'avec des chiffres foireux, on peut plus facilement apporter de l'eau à votre moulin.

Ecrit par : Roscoe Pound | 01.03.2009

@ Roscoe Pound

Olà, exact, mea culpa.

J'avais prévenu que ma recherche était rapide et que des erreurs pouvaient s'y glisser. J'étais convaincu qu'un candidat était aixois alors qu'il était PI sans avoir pris le soin de vérifier. Désolé pour cette erreur.

Du reste, il n'y avait pas tant de fiel que ça dans ma remarque, je trouve simplement que les statistiques sont toujours intéressantes - si elles sont exactes évidemment. Or malgré cette erreur Bordeaux et Aix restent les grandes gagnantes des provinciales en prenant en compte l'université de soutenance. C'est un fait, juste un fait.

Pour ma part, c'est la 2ème fois que je me présente au concours et mes prestations suffisent à expliquer mon échec. Ma provenance et celle du jury n'y sont pour rien. Ce qui ne m'empêche pas d'essayer d'analyser les résultats indépendamment de ma petite personne. Ah mais non, pardonnez-moi, je (re)tombe dans la facilité là.

Merci a vous de purifier l'eau du moulin !

Ecrit par : A. Greg | 02.03.2009

Il va falloir penser à instaurer un peu d'impartialité objective dans tous ces jurys. Si l'on considère, comme c'est mon cas, que ce n'est pas un drame d'attendre deux ans de plus pour se présenter à l'agreg (la maîtrise de conférence, c'est un autre problème ; il s'agit souvent de manger, pas de mieux manger), peut-être serait-il opportun d'interdire à un ancien doctorant de participer lorsque son ancien directeur siège dans le jury.

A ceux qui seront offusqués, il faudrait alors au moins se contenter d'instaurer une apparence d'impartialité. Un membre du jury qui proclame à qui veut l'entendre que ses candidats sont tous merveilleux ne mérite peut-être pas de siéger dans un tel jury...

Ecrit par : Leroy Merlin | 02.03.2009

il s'agit souvent de manger, pas de mieux manger), peut-être serait-il opportun d'interdire à un ancien doctorant de participer lorsque son ancien directeur siège dans le jur

Ecrit par : adidas logo history | 31.07.2009

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