11.01.2009

VOEUX POUR 2009 : YES YOU CAN

Mes chers amis

Avec un peu de retard, je vous adresse mes meilleurs voeux de Bonne et Heureuse année 2009. Et même si Felix Rome critique à juste titre la formule, la santé d'abord : le reste ensuite, l'accessoire devant suivre le principal.

L'année 2008 aura été marquée par des évènements importants. Il est impossible de tous les évoquer. Je vais me limiter à ceux qui sont - pour moi - les plus significatifs.

En dehors du droit, dans le monde, l'élection de Barack OBAMA comme président des USA est celui qui m'a le plus marqué : YES WE CAN. Son slogan est un appel à l'espoir. Il faut toujours garder l'espoir vivant. Ce n'est pas tant le fait qu'un Noir soit président. C'est plus le fait qu'un évènement que personne ne pensait voir arriver s'est produit. C'est un formidable encouragement pour tous ceux qui sont dans le désespoir. YES YOU CAN.
Je ne vais oublier la crise économique et financière d'abord américaine puis mondiale.
En France, c'est la libération d'Ingrid BETANCOURT qui est pour moi l'évènement n° 1. C'est d'ailleurs la même philosophie que l'élection d'OBAMA. Tout est possible. YES WES CAN.

Dans le domaine du droit, en se limitant à la législation, en Europe, un des textes star est le règlement (CE) n° 593-2008 du 17 juin 2008 sur la loi applicable aux obligations contractuelles -Rome I (article à paraitre de votre serviteur au Journal de droit international - Clunet)
En France, je retiens deux textes : la loi du 17 juin 2008 sur les prescriptions et la loi "fourre tout" de modernisation de l'économie (LME) du 4 août 2008.

Quant à 2009, elle sera je l'espère, une année pleine d'espoir.
Pour mes étudiants qui de L et M1 qui ont passé leurs examens de semestre, je leur souhaite de bien commencer et terminer le semestre 2 en aynt deux mentions aux deux semestres. YES YOU CAN.
Pour mes étudiants de M2, c'est bien le sûr un aboutissement heureux qui doit marquer cette année, c'est-à-dire pour les uns de trouver le travail et pour les autres de commencer une thèse. YES YOU CAN.
Pour mes thésard, que souhaiter de plus qu'un bon avancement dans leurs travaux. YES WE CAN.
Ce qui est valable pour mes étudiants l'est bien sûr pour tous les étudiants.
S'agissant des collègues, en ce début d'année, n'oublions pas ces mots "N'ayez pas peur". Le meilleur est devant nous. L'université sera ce que nous en ferons. Elle a de beaux jours devant elle. Je souhaite qu'on travaille de plus en plus ensemble. YES WE CAN.

Comment ne pas terminer en espérant la paix dans le monde, avec en l'esprit le proche orient. YES WE CAN
Je commence l'année par un conseil de lecture très particulier : c'est le livre de Sœur Emmanuelle, Confession d'une religieuse.

EXCELLENTE ANNEE 2009 A TOUTES ET A TOUS.

Commentaires

Merci Hugues pour ces voeux. Je te renouvelle les miens.
Mais ne te méprends pas: je ne crois pas que tes collègues qui s'inquiètent aujourd'hui du devenir de nos universités soient animés par la peur, tout du moins de leur propre devenir. Ces collègues s'inquiètent moins en effet de leur propre sort que de celui de ceux qui ne pourront jamais devenir, au grand damne de l'université, leurs collègues et du devenir de l'Université elle-même.
Et puis, à quoi bon des évaluations quand chacun sait dans une université ce que font les uns et les autres?
Ensuite, comment évaluer? Je lis, dans le Monde daté du 10 janvier 2009, ces propos d'Esther Duflo extraits de sa leçon inaugurale au Collège de France sur "Combattre la pauvreté": "Mais polariser et simplifier le discours scientifique est dommageable. Ignorer la complexité conduit à un appauvrissement du travail de recherche. Les grandes figures du débat public sur la pauvreté et le développement ne publient plus leurs travaux dans les revues scientifiques: ils ne survivraient pas aux comités de lecture. On pourrait répondre qu'à force de s'attacher aux détails, ces revues ont perdu le sens de ce qui est vraiment important...".
Enfin, pourquoi faire? Le collègue bien évalué, en application de critères normalisés, pour son activité de recherche disposera de temps pour continuer à l'exercer (plus une prime...). Mais les autres, que leurs activités d'enseignement aient été bien ou mal évaluées, ils devront en faire plus "au bénéfice des étudiants?". Qui en fera les frais?
L'Université sera sûrement ce que nous en ferons mais il est des conditions qui favorisent l'action et d'autres qui l'entravent.

Ecrit par : corbion lycette | 11.01.2009

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... Plutôt que de lire le livre de Soeur Emmanuelle, prions pour que Mme Pécresse renonce au projet de décret des enseignants chercheurs. Et ce n'est pas "N'ayez pas peur" qu'ils aimeraient entendre, car ce n'est pas la peur qu'il les anime, mais la colère face à une Ministre (qui, apparemment est soutenue à l'Université) démontre le peu de connaissance qu'elle a de l'Université.

Ecrit par : No I can't | 12.01.2009

Je pense avoir été mal compris.
Je ne parlais pas du tout des pétitions ni de notre ministre.
Puisque vous voulez mon avis, je n'ai pas du tout peur de l'autonomie des universités. Je voudrais préciser qu'étant vice président de l'université, en charge du Conseil scientifique, le fait que de nombreux points passent du niveau national au niveau local n'est pas en soit une mauvaise chose. Je ne pense en revanche pas qu'il soit opportun de supprimer entièrement le niveau national car la coexistence entre les deux est un gage d'équilibre et d'indépendance.
Mais est-ce une raison pour avoir si peur des présidents d'universités? Ils ont été élus par nous... C'est encore nous qui sommes maitres de notre destin.
Il y a plusieurs pétitions qui circulent en ce moment sur la réforme du statut. Certaines demandes sont guidées par le bon sens et je pense qu'elles seront prises en compte. D'autres sont guidées par la peur.
Etant très optimiste par nature, j'ai la faiblesse et la naïveté (et oui) de penser qu'il y a à l'université beaucoup de personnes de bonne volonté et que l'ensemble des acteurs de la vie universitaires - et les présidents en font partie - sauront profiter de l'autonomie pour faire de l'université le phare de la société.

Ecrit par : hugues kenfack | 12.01.2009

pardon de revenir sur la peur
Encore une fois, il ne s'agit pas de généraliser et de dire que les collègues ont tous peur pour eux.
Je pense que l'avenir de l'université est au centre des préoccupations, notamment celui de nos étudiants.C'est un fait incontestable et les nombreux collègues que je rencontre m'en parlent avec insistance
Certes, les questions de l'évaluation sont fondamentales : c'est aussi indiscutable
Une lecture du projet de décret (le premier) a relevé que l'enseignement apparaissait comme une sanction pour ceux qui ne font de pas de recherche. Sans avoir des entrées au ministère, je pense que cela devrait changer dans le texte définitif. Par prudence, je dirais qu'il est souhaitable que cela change
De très nombreux universitaires ont exprimé leur point de vue et suggéré des modifications du texte. Je ne pense pas que notre ministre soit sourde ou aveugle. J'ai bon espoir.L'université est le phare de la société et doit le demeurer. Comme un phare, elle doit servir de guide. Chacun doit en tenir compte en ce moment importants.

Ecrit par : hugues kenfack | 12.01.2009

Merci de ces vœux mais ils laissent un goût amer dans la bouche ....
Et je crois qu'il faut précisément revendiquer cette peur : peur de voir disparaitre ce qui fait la beauté du métier alliant l'enseignement et la recherche
Métier que nous avons choisi, pour lequel nous avons investi de longues années de sacrifice (quand pour beaucoup d'entre nous nous aurions pu accéder plus vite à une profession cent fois mieux rémunérée), auquel nous nous dévouons malgré son peu d'attrait économique pour la seule raison précisément de la liberté et de l'autonomie qui le caractérise (encore)
Peur, parce que les discours sur la confiance, notamment celle qu'il faut faire aux Présidents est non recevable et confine à l'insulte faite à notre intelligence : les institutions ne sont bonnes que lorsqu'elles sont conçues de manière à fonctionner correctement même avec de "mauvais hommes".
Le projet de réforme est non seulement attentatoire à notre statut de fonctionnaire d'État, mais surtout il donne aux Présidents le pouvoir de nous priver de toute possibilité de faire autre chose que nous débattre dans des heures de cours démultipliées (je rappelle qu'aucun plafond n'a été concédé, ni même la garantie que l'avis du CNU puisse lier, et ce en dépit des fortes pressions de ses membres : quelle raison valable à cela ?), des charges administratives qui ne font et ne feront qu'augmenter puisque les personnels qui pourraient remplir ces fonctions sont de moins en moins nombreux...
Qui n'a pas vu que les Présidents eux-mêmes venaient de réaliser que le budget promis n'est même pas tenu pour 2009 : que dire des prochaines années !?
Pourquoi vous (et nous) leurrer : 1 et 1 font 2, et une obligation d'encadrement accrue, avec un nombre d'EC constant et à terme en diminution, un budget en diminution ne pourront conduire à autre chose qu'à une utilisation inévitable des possibilités de modulation des services à la hausse (et même par le meilleur des Présidents).
Quel mépris pour l'enseignement de qualité que nous nous efforçons de donner, pour la recherche sur laquelle il doit impérativement s'appuyer et que seuls nos pairs ont à mes yeux la légitimité de juger... et encore, dans une optique d'accélération de carrière (parce qu'alourdir les charges au motif prétendu d'une recherche insuffisante est une hypocrisie sans nom, cela n'est rien moins que l'amputation d'un salaire déjà misérable au regard de nos compétences)
Et, si malheureusement, la ministre est aveugle et sourde (cf résultats du 15 janvier avec le CNU) car elle ne peut pas faire autrement
Elle doit remplir les objectifs fixés qui, on peut le comprendre mais sans l'admettre, sont les coupes budgétaires
Coupes sur ce qui reste encore à récupérer : le poste "personnels" et celui des EC plus précisément parce que réduire un salaire c'est visible, alors qu'augmenter les charges de travail à salaire constant c'est une manip subtile mais faisable pour la catégorie de personnel dont la majeure partie du temps de travail n'est pas directement visible (variable recherche ou même investissement sur l'excellence pédagogique)
Ah oui le phare !
Il se tournera définitivement du côté des grandes écoles (SPo n'est plus loin d'avoir officiellement le droit de nous concurrencer avec des moyens que nous sommes bien loin d'avoir)
Hormis peut-être à Paris, l'Université ne sera que le sous-fifre, le Bureau de placement des laissés pour compte, sommée de pourvoir aux besoins immédiats de formation ultraspécialisée de l'entreprise dominante locale.
Alors merci de vos vœux, mais vous comprendrez que vos collègues ne peuvent se contenter d'un "n'ayez pas peur" alors qu'ils découvrent la disparition programmée de l'Université à laquelle ils croient et dans laquelle ils ont tant investi !
Il reste que cette "peur" n'est pas vaine, elle détermine d'autant plus farouchement ma volonté de me battre pour qu'il en soit autrement, comme une majorité des EC en France au vu du nombre de motions, pétitions et de signatures
Le serpent du Livre de la Jungle lui aussi disait "ai confiance"..., je vous pense de bonne foi mais, de grâce, ne relayez pas un tel discours sans pouvoir mettre votre main au feu que cette peur est absolument et totalement injustifiée
Cordialement

Ecrit par : EC indignée | 21.01.2009

Merci chére EC indignée,

je ne puis mieux que vous exprimer ce sentiment, qui est largement partagé par la communauté des Enseignants-chercheurs. Il n'y a qu'à voir la pétition "Sauvons l'Université", 876 signatures de EC au sein de laquelle d'éminents membres de notre communauté ayant exercé ou exerçant les plus hautes fonctions Universitaires (y compris de recrutement...), provinciaux et parisiens. Si le nombre ne fait certes pas la raison, écarter ces revendications en assimilant ce mouvement à de la couardise est chose difficile.
La liberté est certainement la contrepartie de nos sacrifices. La liberté est gage de qualité des recherches. La liberté, parce qu'elle autorise chacun à étudier les points qui l'intriguent permet à la communauté des chercheurs de s'enrichir mutuellement.
Le système actuel n'empêche nullement l'excellence.
La réforme n'apporte rien de plus à ce niveau. Bien au contraire, compte tenu des modalités d'évolution des carrières, seront favorisés les intrigants flattant la fatuité des décideurs locaux...certainement pas les chercheurs scrupuleux, qui ne perdent pas de temps à écumer les couloirs.
Compte tenu des dérives extrêmement connues du localisme, il est (au minimum) impérieux de recentrer le pouvoir au niveau d'instances nationales tels que le CNU.
Pour le reste je ne répéterai pas mieux ce que vous venez d'écrire.

Parce que j'adhère parfaitement à vos propos, chère EC indignée, permettez moi de vous imiter en signant,

EC indigné.

Ecrit par : EC indigné | 22.01.2009

Merci cher EC indigné

Je ne saurais également mieux décrire cet "écumage de couloirs" qui me donne si souvent la nausée
Chacun doit être conscient que les contestataires les plus virulents de la réforme projetée ne sont pas ceux qui "ne font rien" comme on voudrait le faire croire !

Dans ma fac, ces quelques là (qui sont loin d'être légion) se déclarent au contraire pour la réforme et pour cause, cela ne leur coûtera pas grand chose : eux, n'auront pas à lutter pour préserver leur recherche (inexistante) au prix de ce qui reste de leur nuits ou de leurs week-ends ou un lourd investissement pédagogique et la qualité de l'enseignement sur laquelle ils ont déjà fait une croix depuis bien longtemps...

Il ne me serait jamais venu à l'esprit jusqu'à présent de les condamner d'ailleurs, tant notre reconnaissance est nulle en termes de salaire, mais là j'avoue que l'indécence d'une telle position m'étrangle

La question commence même à se poser de ce que deviendrait le CNU dans un tel système où le politique prévaudrait sur la valeur scientifique : pourrait-on lui accorder la même confiance qu'aujourd'hui ?

Bien à vous

Ecrit par : EC indignée | 23.01.2009

Je trouve que vos points de vue sont très argumentés et pour certains, je les partage, mais pas tous et c'est normal.
Il y a quelque chose qui ressort des opinions et qui me semble fondamental : il ne faut pas que les enseignants s'opposent, entre d'un côté, les pro réformes et de l'autre les anti réformes car ce n'est pas la réalité
La question importante qui se pose est celle de l'intérêt des étudiants : c'est lui qui guide l'action des universitaires et c'est très noble
Une question se pose. L'enseignement et la recherche vont ensemble. L'un permet à l'autre de s'enrichir et vice versa. Si la réforme aboutit à augmenter les heures de cours des enseignants qui ne font aucune recherche, ne va-t-on pas finalement laisser les étudiants être enseignés que par des collègues "sanctionnés" qui ne font pas de recherche?
Au contraire, le bon enseignant, qui est en plus un bon chercheur, doit apporter son savoir aux étudiants, y compris depuis la L1
Je suis toujours optimiste : les collègues ont le sens du service public. Toute réforme doit avoir à l'esprit cette idée et l'intérêt des étudiants.

Ecrit par : hugues kenfack | 23.01.2009

Finalement, nos points de vues ne semblent effectivement pas si éloignés.

1. Les enseignants chercheurs ont le sens du service public. La qualité de leurs cours ou de leurs écrits ne dépend pas de leur rémunération mais du souci d'apporter aux étudiants ou à la communauté des juristes. Mais cela a un prix: le minimum qui doit leur être concédé en échange est la liberté. Outre le fait, au risque de me répéter, qu'elle est gage de qualité (l'oeuvre de Gény n'aurait jamais existée sans libre recherche...)

2. Moduler le service en fonction de la qualité de la recherche est le pire des services à rendre aux étudiants.

Ce n'est donc pas la peur qui nous anime, mais le souci de qualité.
Allez, avouez le, la réforme ne vous plaît pas tant que cela! YES you can!

Bien amicalement

EC indigné

Ecrit par : EC indigné | 23.01.2009

Merci chére EC indignée,

je ne puis mieux que vous exprimer ce sentiment, qui est largement partagé par la communauté des Enseignants-chercheurs. Il n'y a qu'à voir la pétition "Sauvons l'Université", 876 signatures de EC au sein de laquelle d'éminents membres de notre communauté ayant exercé ou exerçant les plus hautes fonctions Universitaires (y compris de recrutement...), provinciaux et parisiens. Si le nombre ne fait certes pas la raison, écarter ces revendications en assimilant ce mouvement à de la couardise est chose difficile.
La liberté est certainement la contrepartie de nos sacrifices. La liberté est gage de qualité des recherches. La liberté, parce qu'elle autorise chacun à étudier les points qui l'intriguent permet à la communauté des chercheurs de s'enrichir mutuellement.
Le système actuel n'empêche nullement l'excellence.
La réforme n'apporte rien de plus à ce niveau. Bien au contraire, compte tenu des modalités d'évolution des carrières, seront favorisés les intrigants flattant la fatuité des décideurs locaux...certainement pas les chercheurs scrupuleux, qui ne perdent pas de temps à écumer les couloirs.
Compte tenu des dérives extrêmement connues du localisme, il est (au minimum) impérieux de recentrer le pouvoir au niveau d'instances nationales tels que le CNU.

Parce que j'adhère parfaitement à vos propos, chère EC indignée, permettez moi de vous imiter en signant,

EC indigné.

Ecrit par : EC indigné | 23.01.2009

Ce qui soulève l'indignation aujourd'hui ne date pas d'hier. Oui, la plupart d'entre nous avons le sens du service public mais j'imagine qu'en haut lieu cela doit nous valoir de nous couvrir de ridicule car on s'emploie en ces lieux depuis de nombreuses années à déliter ce service public, comme les autres. Précisément comment l'enseignement et la recherche auraient-ils pu échapper à la marchéisation?
Le temps semble venu d'appréhender les questions dans leur globalité et de voir un peu au-delà de l'Université pour éviter aux générations futures une soumission durable. Pour une initiative, semble t-il, en ce sens, v.:
http://www.appeldesappels.org/

Ecrit par : corbion lycette | 23.01.2009

Pour prolonger le débat,
http://www.darmaisin.com/?p=477
Merci à vous, cher Hugues, de laisser s'exprimer des avis différents du votre. C'est ce qui fait la qualité de votre blog !

Ecrit par : Bernard | 23.01.2009

Bernard, je me permets d'ajouter ce lien très utile que vous avez laissé sur d'autres blogs
http://www.univ-lille1.fr/snesup59-62/mobilisation/

Ecrit par : corbion lycette | 23.01.2009

Et si tu annonçais, Hugues, que sur Toulouse pour UT1 il y a une AG demain de 12h30 à 14h à l'amphi Maury.
Dommage qu'en section de droit privé nous n'ayons pas plus échangé nos points de vue avant

Ecrit par : corbion lycette | 26.01.2009

Merci de votre commentaire et surtout de votre accueil, et si j'en profite encore, vous ne m'en voudrez pas j'espère...

Voici l'appel de la seconde session de la Coordination nationale dans laquelle je fonde beaucoup d'espoir depuis son premier appel : l'unité et la coopération voilà ce dont nous sommes menacés à terme d'être privés alors profitons-en (le débat y est passionnant et passionné)
En espérant y croiser des collègues toulousains (voire même, qui sait, recevoir procuration de mon homologue indigné ;-)

Chers collègues,

1. Le comité d'organisation de Paris 4 appelle toutes les universités mobilisées contre la reforme du statut des enseignants-chercheurs, et contre la masterisation des concours, a rejoindre la coordination nationale qui tiendra sa deuxième réunion le


lundi 2 Février
à Paris 4, Amphi Descartes
à partir de 14h,
entrée au 17 rue de la Sorbonne.


2. Cette rencontre, dont l'ordre du jour précis est en discussion sur la liste [Prepa.coordination.nationale] et sera finalisée vendredi, confirmera selon toute vraisemblance le mot d'ordre "l'université s'arrête", c'est-a-dire entre en grève illimitée, si le ministère n'a pas répondu a notre ultimatum sur le retrait sans préalable des deux projets de décret.


3. Nous appelons chaque université à déléguer, dans la mesure du possible, 4 mandatés (3 enseignants-chercheurs ou chercheurs et un biatos) a la rencontre du 2 février. Ces délégués participeront aux votes stratégiques si nécessaire.

La rencontre est par ailleurs ouverte a tous.

5. Pénalisées provisoirement par la concentration parisienne de la coordination, que les universités de province n'hésitent pas a utiliser un système de procuration pour assurer une juste représentativité.

6. Il serait souhaitable qu'un-e volontaire dans chaque UFR, Institut ou Laboratoire se manifeste à cette adresse email pour s'inscrire à la liste [Prepa.coordination.nationale] afin d'en suivre les débats et d'assurer la circulation des informations entre la coordination nationale est les collègues de son unité.

Merci de faire circuler ce message le plus largement possible.

Pascal Boldini
(pour le comité d'organisation de Paris 4)

Ecrit par : EC indignée | 29.01.2009

Lundi 2 février :

Grève générale et reconductible dans les universités pour exiger le retrait du décret statutaire.

Dans certains universités, des EC procèderont à des débrayages de cours.

Le 2 février, se réunira aussi la Coordination nationale des Universités.

Ecrit par : Retrait pur et simple | 31.01.2009

Hugues,jeudi dernier notre Doyen nous a dit être confiant dans le devenir du décret concernant le statut des EC à la suite de l'entretien que lui-même et les autres présidents de section du groupe 1 du CNU avaient eu avec notre Ministre. Et il nous a assuré que si les paroles prononcées ne se traduisaient pas en actes conformes, cela irait mal. Toutes les garanties avancées ne figurent pas dans la nouvelle mouture du décret (c'est le moins qu'on puisse dire)
V.:http://www.dimitri-houtcieff.fr/
Alors qu'est-ce qui se fait à UT1? Une AG réunissant l'ensemble du personnel est-elle prévue?
Bonne soirée

Ecrit par : lycette corbion | 01.02.2009

Alors cher Hugues Kenfack,

Toulouse est en lutte ou c'est pépère ...

Ecrit par : AG | 02.02.2009

Verba volant, scripta manent...

Ecrit par : Merlin de Cambrai | 02.02.2009

@Merlin de Cambrai

Tempora si fuerint nubila, solus eris ...

Ecrit par : AG | 02.02.2009

Cher Hugues, s'il te plaît,
invite au moins sur ce blog tes collègues d'UT1 à ne pas se contenter des informations officielles (présentées comme des bonnes nouvelles) qui leur ont été délivrées par mail ce matin et à se livrer à quelques recherches afin de se positionner en toute liberté.
Quant à moi, sauf vraie bonne nouvelle entre temps, je ferai grève demain mais rencontrerai mes étudiants pour répondre aux interrogations de ceux qui le désireront.
Ce sera de 9h30 à 11h en amphi H et de 17h à 18h30 en amphi Hébraud. Respectueusement et amicalement, je t'invite à un débat contradictoire devant eux et avec eux si tu le désires et si tu n'as pas cours toi-même à ces heures.

Ecrit par : lycette corbion | 02.02.2009

@ AG : il n'y a aucun doute là-dessus.

Ecrit par : Merlin de Cambrai | 02.02.2009

@Merlin de Cambrai
Je l'avais bien compris.

@lycette corbion
Bonne lutte même sans certains ...

Ecrit par : AG | 03.02.2009

J'ai été u peu absent ces derniers temps mais je vois que tout se passe bien sans moi
Pour répondre à Lycette, un débat sera probablement organisé au sein de la section 01 très vite
Je vais lire le nouveau projet et donner mon point de vue

Ecrit par : hugues kenfack | 03.02.2009

Hugues, la section de droit privé de Toulouse se réunira enfin lundi 09 (section 01?) mais ce sera un peu tard par rapport à l'AG UT1 personnels et étudiants programmée ce jour, à l'initiative de quelques enseignants d'UT1, dès jeudi matin prochain.
J'espère que les privatistes (hormis moi-même, mais il est vrai que je n'affectionne pas plus les classifications que les classements) s'y rendront. Une AG n'est pas une invitation à une assemblée consensuelle (entre opposants au décret) mais une invitation à débattre (ce que les privatistes n'ont toujours pas fait, les précédentes réunions de sections ayant été précédées pour l'une par une intervention de notre Président et pour l'autre par notre Doyen président de la section droit privé au CNU, ce qui n'a pas eu pour effet de délier les langues).
Mais que ceux qui ne s'y rendront pas ne viennent pas se plaindre après du manque de légitimité de cette AG.
Merci à AG pour son soutien; j'ai écrit sur un autre blog qu'il ne fallait "pas désespérer de Toulouse" mais parfois le doute me prend et ces soutiens extérieurs réchauffent le coeur.

Ecrit par : lycette corbion | 03.02.2009

Hugues, j'ai oublié, pour la lecture du nouveau texte, c'est pas dur: les nouveaux passages sont surlignés en gras et surtout tu peux aller directement in fine aux dispositions transitoires, tu découvriras que le groupe 1 du CNU s'est bien démené (les avancées significatives) pour les conseils scientifiques des universités qui, en cas de besoin, disposeront de ses pouvoirs pour l'évaluation et l'avancement jusqu'au 1er sept. 2012. "2012, vous avez dit 2012; Bizarre comme c'est bizarre"

Ecrit par : lycette corbion | 03.02.2009

Cher(e)s collègues de Toulouse,
Chère Lycette qui appelez de vos vœux le débat


D'abord on tend l'oreille à un "projet"
puis l'on se braque à l'idée de se voir modifier ses petites habitudes,
puis l'on se reprend, l'on essaye d'y voir l'occasion de faire table rase de toutes les mauvaises choses existantes
mais le doute revient, quelque chose cloche, des contradictions, des omissions grossières, des dissymétries surprenantes, des résistances inexplicables ...et les lectures commencent :
des heures, des nuits, c'est compulsif... il faut comprendre, tout comprendre les enjeux, le pourquoi, le comment
une boulimie de documentation, d'élargissement du champ des recherches...
éplucher les déclarations, recouper les informations de toute nature : l'analyse technique des dispositions statutaires, les budgets, les courriers de la DGRH aux Présidents les plus "chanceux", les lapsus du premier ministre sur les pouvoir qu'ils vont avoir, les projets du plan Licence, la Masterisation des concours, le redéploiement du CNRS, le pilotage de l'ANR, les critère AERES, les CV des conseillers des ministres, des autres, les insultes à peine voilées, la princesse de Clèves et j'en passe...
et là l'indignation a fait place à la colère, la colère à l'inquiétude la plus profonde.
Elle va bien au-delà de nos statuts, elle s'inscrit dans quelque chose de plus large... Notre pays, son savoir, sa culture, l'émancipation de sa jeunesse, l'élévation des esprits, la liberté...
Avant de conclure, il faut avant tout s'instruire de l'ensemble, mettre en relation les éléments apparemment les plus disparates, reconstruire, puis projeter, comme tout chercheur doit en principe le faire
Pour ma part, il est devenu absolument clair que l'idéologie qui anime les réformes actuelles est absolument incompatible avec ce qui a poussé la plus grande partie d'entre nous à rejoindre l'Université
Vous pouvez ne pas être d'accord, mais avant cela, s'il vous plait ... cherchez, lisez, analyser et débattez tant que vous le pourrez car il ne serait rien de pire que de regretter
Bien à vous

errare humanum est, perseverare diabolicum

Ecrit par : EC indignée | 05.02.2009

EC indiqnée, je ne sais pas qui vous êtes, mais vous me plaisez.

Ecrit par : EC charmé | 05.02.2009

Dans ce débat à venir (?)on peut écouter Marcel Gauchet



http://www.slru.ehess.org/index.php?post/2009/02/04/en-etat-de-legitime-defense

Ecrit par : corbion lycette | 06.02.2009

Et merci à EC indignée, qui maintient en vie un blog, qui, Hugues (tu ne te déroberas pas grâce à cette pirouette:"je vois que tout se passe bien sans moi"), n'a pas grand sens sans toi.

Ecrit par : corbion lycette | 06.02.2009

Une précision: j'ai mis ce lien avec la leçon de Marcel Gauchet pour initier ce débat car lorsque j'ai rencontré seule (malheureusement) mes étudiants, mardi dernier, à la fin de ma présentation des réformes en cours et de l'exposé des raisons pour lesquelles j'étais en grève, je leur ai indiqué que c'était une "prétendue réforme" que je dénonçais, "prétendue" puisqu'à mon sens elle ne fait qu'institutionnaliser les défauts du système actuel. Or cette institutionnalisation n'est pas innocente car elle ne pourra qu'accentuer les maux auxquels on entend remédier.
Or, depuis, j'ai entendu cette leçon de Marcel Gauchet et ses propos m'ont rassurée car ceux que j'avais tenus à mes étudiants relevaient plus de l'intuition, par rapport à un vécu à l'Université, qui ne date pas d'hier, que d'une réflexion scientifique, que quoiqu'il advienne, je mènerai peut-être en la compagnie de EC indignée, EC charmé...
N.B.: la leçon de Marcel Gauchet comprend cette idée d'institutionnalisation des pratiques officieuses d'aujourd'hui mais bien sûr est infiniment plus riche.

Ecrit par : corbion lycette | 06.02.2009

Cher M. Kenfack,

Nous attendons avec impatience votre point de vue sur le nouveau projet.

Bien à vous.

Th.

Ecrit par : Thémis | 08.02.2009

Quel nouveau projet ?

Ecrit par : EC en grève | 08.02.2009

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