15.09.2008
AGREGATION DE DROIT PRIVE : LA LETTRE MAGIQUE EST B
Le concours externe d'agrégation de droit privé est vraiment "lancé".
Traditionnelement, une lettre est tirée au sort (parfois par le plus jeune des candidats) et elle détermine l'ordre de passage des candidats.
Le tirage au sort a eu lieu aujourd'hui et la lettre magique est le B.
Les candidats dont le nom commence par le B vont donc commencer leur concours très vite alors que ceux dont le nom commence par A vont devoir attendre longtemps... Y'a-t-il vraiment une incidence sur le concours? je ne le pense pas.
Bon concours à tous les candidats sans oublier le jury qui a travail très important à effectuer.
13:55 Publié dans Enseignement du droit, Université, Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note


Commentaires
Bonjour m; le professeur,
Heureux de vous retrouver sur la toile après toutes ces semaines de vacances. J'espère que cette année sera pleine de de débats enrichissant sur votre blog et comptez sur moi pour apporter ma contribution!
Je suivrai le déroulement du concours d'agrégation qui, d'après la liste des prétendants, est très très relavé cette année (comme tous les ans en fait...). Je note d'ailleurs que Toulouse est particulièrement bien représentée avec environ 8 candidats. Espérons que la féconde école de Toulouse saura donner au corps des agrégés de nouveaux professeurs.
Respectueusement
Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 16.09.2008
Sur l'ordre de passage, permettez-moi de ne pas partager votre opinion (une expérience douloureuse)
Deux éléments:
1°) les premiers jours, le jury se cherche, les derniers jours, le jury est las. Bref, le jury est humain.
2°) certains candidats et en particulier les nouveaux MCF ont une rentrée à préparer avec, par hypothèse, de nouveaux cours (parfois dans des disciplines tombées d'un cocotier). L'ordre de passage a alors une importance considérable, si l'on veut à la fois, et sans ordonnance, réussir le concours et faire preuve du plus grand sérieux en amphi.
Ceci étant dit, le tirage au sort est sans doute le meilleur système. Ceux qui échouent, comme moi, y trouvent une raison, ceux qui réussissent n'en gardent qu'un vague souvenir.
Bien respectueusement.
Ecrit par : alea | 16.09.2008
Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'exceptionnellement, l'ordre de passage peut être important, surtout dans les circonstances que vous évoquez.
Je dois avouer cependant que toutes les situations ont leur avantage et leur inconvénient
Lorsqu'on passe très vite, on n'a pas le temps de "végéter" avant les leçons, même si l'attente est plus longue pour les résultats. A l'opposé, en passant très tard, c'est l'inverse.
Je ne sais pas vraiment si la fatigue du jury est déterminante.
IL ne faut pas oublier qu'une partie importante du concours se joue dans les deux premières leçons, surtout dans la deuxième et à ces étapes personne n'est fatigué. En effet, si la léçon de travaux donne une première impression au jury, la deuxième leçon (introduction au droit, droit des obligations, théorie générale du droit...) confirme la bonne impression et donne un avantage au candidat qui a bien passé les deux premières étapes. Si un candidat est déjà bien classé après ces deux leçons, il peut se permettre d'être moins bon dans la 24h et surtout fatigué dans la dernière leçon de 8h
De toutes façons, tous les candidats sont fatigués à la 4e leçon. Comme le disait mon président du jury, le professeur Jacques FOYER - à qui je rend hommage dans ces lignes - il n'y a presque plus de purs spécialistes à la 4e leçon car ils ont été éliminés dès le début.
Ecrit par : hugues kenfack | 16.09.2008
Je profite pour répondre à un des habitués de ce blog
je suis très content d'être de retour
Je compte sur vous pour animer ce blog
Merci d'avance
Ecrit par : hugues kenfack | 16.09.2008
Bonjour à tous et au premier d'entre vous, le Professeur Hugues Kenfack, qui nous permet de nous enrichir de ses réflexions et expériences, de les confronter aux nôtres et de nous laisser la possibilité de nous exprimer sur ce qui nous tient à coeur: le droit et son enseignement.
Je suis un lecteur épisodique de ce blog, mais je constate que l'agrégation et la réussite des "parisiens", notamment de PII, suscitent un nombre important de commentaires. C'est sur ceux-ci que je voudrais réagir.
Afin que vous compreniez bien le sens de mon propos, voici mon profil: j'ai fait mes études à Rouen jusqu'à la maîtrise, j'ai ensuite fait le DEA de droit privé général à Paris II tout en vivant à Rouen, à son issue, j'ai bénéficié d'une allocation de recherche et du statut de moniteur pour préparer ma thèse à Paris II. A cette époque, pour des raisons professionnelles tenant à la carrière de mon épouse, j'ai déménagé à Lille (où j'habite toujours). J'ai par la suite été ATER à Paris II puis, ayant soutenu ma thèse et ayant été qualifié, j'ai été recruté MCF à Evry. Je suis, évidemment (c'est une évidence pour moi, j'y reviendrai) candidat au 1er concours d'agrégation que j'espère évidemment réussir, mais, étant et ayant toujours été un provincial, j'ai peur d'être assuré d'échouer dans ma tentative. En effet, je lis que pour réussir le concours, il faut être parisien et surtout, de Paris II. Si cela suffisait, je serais très heureux, mais ce n'est pas le cas même si cela aide. Mais il faut bien s'entendre: cela aide parce que Paris II prépare ses doctorants à l'agrégation et non parce que le jury attribue des points suplémentaire si l'on vient de Paris 2. Et il est vrai qu'à Paris II, on l'est dès le DEA (pardon Mastrer 2 recherche) préparé à l'agrégation. En effet, lors des séminaires, un étudiant fait un exposé qui est fait déjà, sous forme de leçon. Ensuite, les thésards qui sont chargés de TD appartiennent à des équipes de TD dont le Professeur responsable les entraîne bien souvent à l'agrégation. Ainsi, j'ai appartenu à l'équipe d'un professeur qui réunit périodiquement (toutes les trois semaines environ) ses chargés de TD pour faire des "séances de plan" (devenues fameuses), séances au cours desquelles il prodigue de précieux conseils académiques et pédagogiques. En outre, lors de la préparation de la thèse, les directeurs placent la barre très haut parce qu'ils ambitionnent que leur étudiant passera et réussira l'agrégation. Par ailleurs, et vous le savez, Paris II organise une conférence d'agrégation où l'on peut bénéficier des conseils de nombreux professeurs. Cette préparation et cet état d'esprit font que, lorsque l'on se lance en thèse à Paris II, on débute un chemin qui doit nous mener à présenter l'agrégation. L'agrégation est ainsi une évidence. Or, vivant en province et ayant pu faire la connaissance de nombreux doctorants qui ne sont pas parisiens, je constate, à discuter avec eux, que beaucoup d'universités n'ont pas cette ambition pour leurs futurs docteurs: rien n'est organisé pour les entraîner, les motiver. L'agrégation leur apparaît alors comme une abstraction et même, une "chose" à laquelle ils ne pensent pas. Or, lorsqu'on sait que l'agrégation, sans être un rite, est une épreuve où la forme compte énormément, cette absence de préparation conduit à ne pas en maîtriser les codes. A cela, les candidats de Paris sont mieux préparés, c'est un fait. En outre, l'état d'esprit de Paris II conduit à ce que les Professeurs de cette université considèrent comme faisant partie de leur travail (je le tiens de plusieurs d'entre eux) d'entraîner les personnes qui le désirent. Ainsi, ils s'arrangent pour faire passer des leçons blanches. Enfin, en dépit de la concurrence qui règne forcément (c'est un concours où il y a beaucoup moins d'élus que de prétendants), les candidats de Paris II constituent des équipes de préparation dans lesquelles il se partage le travail de lecture des revues notamment, dans lesquelles ils échangent leurs interrogations auxquelles chacun apporte ou tente d'apporter des réponses.
Bref, si Paris II réussit bien le concours d'agrégation, c'est parce que cette université encourage ses étudiants à s'y présenter et leur donne le plus possible pour qu'ils réussisent. Et vous aurez noté que cela, c'est en réalité les professeurs qui le font, bénévolement et toujours en témoignant de la plus grande disponibilité.
M. le Professeur Kenfack et d'autres ont déjà fait ici ce constat. Je me permets seulement de vous faire part de l'expérience de quelqu'un qui a vécu Paris II à la fois du dedans et du dehors. Et je vous assure que "venant" de Paris II, je suis quand même peu sûr de réussir ce concours. Par ailleurs, je note que l'agrégation est certainement le concours où le niveau des candidats est apprécié le plus objectivement et toute personne qui est passée par le concours de la maîtrise de conférence en a certainement conscience. Qui en effet ne s'est pas présenté à une commission de spécialistes (encore faut-il d'ailleurs qu'il ait été convoqué) en sachant d'avance qu'il ne serait pas recruté voire, en sachant d'avance qui le sera? Qui n'a pas dans le souvenir des postes profilés de telle sorte qu'en réalité, seul le candidat local correspond au profil? Certes Paris II ne recrute, souvent, que des Paris II, mais c'est exactement la même choses dans toutes les universités. Aussi, les personnes qui critiquent le concours d'agrégation devraient, me semble-t-il,préalablement non seulement critiquer le manque d'implication de nombreuses universités dans la préparation de ce concours, mais aussi envisager de réfléchir aux modalités du concours de MCF, surtout lorsqu'ils ont fait partie des commissions de spécialistes aujourd'hui disparues, mais en réalité remplacées par un ersatz qui pourrait s'avérer un remède pire que le mal.
Je sais d'avance qu'à tenir ces propos, mon très probable échec au concours en satisfaira plus d'un.
Peu importe!
Merci en tous cas, M. le Professeur Kenfack pour l'existence et le contenu de votre blog.
Nicolas Leblond
Ecrit par : Nicolas Leblond | 20.09.2008
Moi, j'attends avec impatience votre réussite à ce concours mais comme la part d'aléa propre à tout concours est bel et bien présente je vous souhaite en outre bonne chance. Et quoi qu'il en soit merci pour ce témoignage qui fera réfléchir les universités de province qui ont beaucoup à faire pour briser le complexe du candidat provincial à l'égard de celui de la capitale (au passage merci aussi et bonne chance à notre toulousaine Anne-Laure, qui a tout fait l'an passé pour changer la donne).
Ecrit par : corbion lycette | 20.09.2008
Il faut saluer ces initiatives provinciales, mais on sait que tout le monde, parisiens et provinciaux, suivent la conférence de Paris II.
L'agrégation est un concours comme celui de la maîtrise de conférences. Tous les maîtres de conférences ne sont pas recrutés parce qu'ils connaissaient untel ou untel dans la commission de spécialistes, et certains agrégés peuvent être, quoiqu'on en dise "favorisés". Un p'tit coup de pouce, ça peut être utile lorsqu'il s'agit d'agréger 25 personnes alors que 50 ou 60 mériteraient sans doute de l'être.
Ecrit par : Cybotron | 21.09.2008
Bonsoir,
en lisant beaucoup de commentaires de ce blog, notamment et dernièrement celui de M. Leblond, je retrouve cet état d'esprit traditionnel en droit, en vertu duquel il faut nécessairement soutenir des thèses, et leur opposer des antithèses.
Le désert de la dialectique, compréhensible d'un point de vue pédagogique de premier degré, devient démagogique au second degré. Apprendre qu'il existe un équilibre complexe entre les choses, et être capable de le retranscrire, voilà qui me semble de bonne éducation. Il semble que la pratique judiciaire ait en réalité, quoi qu'on en dise habituellement, bien plus d'influence sur la théorie qu'on le pense : les avocats plaident leur thèse, et les magistrats doivent en choisir une...
Toute parenthèse mise à part, on peut critiquer l'agrégation, souhaiter sa réforme, sans nécessairement vouloir l'abolir. Il a, je crois, plutôt bien été démontré en ces lieux que de chaque critique portée à celle-ci jaillit une autre expérience. Par exemple, l'expédition parisienne est une ruine pour le provincial, mais elle est aussi, pour lui, une excuse pour descendre ou monter à Paris avec ses camarades.
Pour autant, faisant alors la synthèse des arguments, on peut penser qu'il y a d'autres excuses, moins coûteuses, de se rendre à Paris, et que se ruiner est une bien mauvaise façon de commencer sa carrière.
On peut souhaiter une agrégation qui ne serait pas un concours, mais un examen continu, un peu comme dans d'autres disciplines. Ainsi, elle ne serait offerte qu'à ceux dont l'enseignement et le travail de recherche profitent à l'enseignement et à la recherche. Bref, il serait bon de ne récompenser que ceux qui font le travail pour lequel ils ont été engagés, et empêcher par là même l'existence du titre sans la finance (et de la finance sans le titre).
Le peu de succès des préparations à l'agrégation dans les Universités de province s'explique également, non pas par l'envie de ne pas être agrégé, mais par l'image que véhicule finalement l'agrégation. Cette image peut, au moins, conduire à une discussion, sans qu'il s'agisse pour autant d'une remise en cause radicale.
Enfin, deux choses tout de même : il me semble assez peu contestable que l'agrégation soit un rite, la plupart des agrégés l'affirmant sans rougir. Il me semble également que M. Leblond soit, en raison de son cursus - et ce n'est bien sûr pas une critique! -, un provincial très parisien.
Ecrit par : Georges | 21.09.2008
@ georges, entre l'accession au titre de professeur par le contrôle continu (qui existe) ou par le concours de l'agrégation, il n'y a pas de différence de nature mais une différence dans les modalités du concours. Dans les deux cas il y a concours car il faut choisir parmi les candidats. Le problème est la conviction communément partagée de la nécessité du concours (quelles que soient ses modalités) dès que s'impose celle du choix.
Ecrit par : corbion lycette | 22.09.2008
Bonjour à tous,
Ce petit message pour rappeler aux futurs docteurs qui veulent présenter le CNU qu'il y a une préinscription à faire sur le site du ministère de l'éducation nationale et de la recherche (ABES il me semble). A défaut de remplir cette formalité, la candidature au cnu, même avec une soutenance dans les temps, ne pourra pas être acceptée (un ami qui écrit parfois sur ce blog le sait mieux que quiconque, n'est-ce pas Profeseur C........). Je sais d'expérience, que certaines universités ne pensent pas à le rappeler à leurs doctorants. De tête, la date fatidique est le 10 octobre. A vérifier sur le site education.gouv.fr, recrutement et concours, enseignants-chercheurs.
Bien à vous tous,
Nicolas Leblond
Ecrit par : Nicolas Leblond | 25.09.2008
Si un doctorant en passe de soutenir rate la date fatidique de pré inscription pour le CNU, pas de problème, les contrats de droit privé sont là pour l'aider à patienter pendant un an...Toulouse I les distribue à l'occasion d'une grande loterie, évitant ainsi le recours ennuyeux à des critères pré établis!
Ecrit par : Anne | 25.09.2008
il n'y a pas de différence de nature mais une différence dans les modalités du concours. Dans les deux cas il y a concours car il faut choisir parmi les candidats.
Ecrit par : adidas logo history | 31.07.2009
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