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31.03.2008
FIN DE LA VERSION PAPIER DU BULLETIN DES ARRETS DES CHAMBRES CIVILES DE LA COUR DE CASSATION : GARDER L'ESPOIR VIVANT?
Comme vous le savez, la version "papier" du Bulletin des arrêts des Chambres civiles de la Cour de cassation vit peut-être ses derniers jours.
Je lance donc un débat sur ce blog à la suite de la lettre pétition qui a déjà été signée par de nombreux collègues qui, très respectueusement, demandent à Monsieur le Premier Président de la Cour de cassation de bien vouloir, si cela est possible, reconsidérer cette décision de mettre fin à la version papier de ce principal instrument de diffusion des arrêts de la Cour de cassation. Elle est en effet très pédagogique et "irremplaçable".
Je profite donc de ce débat pour appeler les lecteurs de ce blog - neutralité oblige - à venir donner leur point de vue, soit pour s'associer à la demande de maintien de ce prestigieux Bulletin et/ou signer la pétition dans le même sens (f.dulian@noos.fr), soit pour aller dans le sens de cette suppression.
A toutes fins utiles, je publie dans ce blog - sans l'autorisation des auteurs de la lettre et j'espère qu'ils me pardonnent - la lettre envoyée à Monsieur le Premier Président de la Cour de Cassation.
J'attends vos réactions et vos arguments.
Je suis désolé de ne pouvoir vous éclairer sur les raisons du choix opéré par la Cour de cassation et vous donner l'impression de ne présenter que les arguments des acteurs de la vie universitaire. Ce sont les seuls éléments en ma possession pour l'instant. C'est peut-être pour des raisons d'économie ou de "modernité", l'internet ayant aujourd'hui remplacé (ou tendant à le faire) les versions "papiers". Va-t-on assister dans quelques années à la disparition des revues dans leur version papier? (par exemple Dalloz, JCP G, E, N, ou Revue Lamy de droit de droit civil ou de droit des affaires...). Est-ce inéluctable? La Cour de cassation a sans doute ses raisons et elles sont louables. Les acteurs de la vie universitaire ont également les leurs, également louables. Les uns et les autres ont toujours par le passé et continueront sans doute à travailler ensemble. Ils sont dans le même bâteau : celui du DROIT. N'est-il pas possible de rapprocher les positions sur ce point? Je suis d'un naturel optimiste.
A très bientôt
PJ Lettre pétition et signataires actuels (liste évolutive)
Monsieur Vincent LAMANDA
Premier Président de la Cour de cassation
Copie à Monsieur le Conseiller Alain LACABARATS
Directeur du service de documentation et d’études
Monsieur le Premier Président,
la communauté des juristes a appris avec surprise la décision d’arrêter la publication du Bulletin des arrêts des chambres civiles de la Cour de cassation. Nombreux sont ceux, universitaires, praticiens et étudiants, qui regrettent la disparition de cet instrument d’information à la fois remarquable et indispensable.
Nous pensons que les services rendus par Légifrance ne sont pas véritablement les mêmes et que les deux moyens ne sont pas interchangeables mais complémentaires. La disparition du Bulletin constituerait donc une perte irréparable, que la banque de données ne compenserait pas. Le Bulletin offre une grande facilité d’emploi avec ses tables très bien faites, la possibilité d’opérer des recherches non seulement ciblées mais aussi aléatoires en feuilletant et celle de se tenir au courant de l’essentiel chaque mois dans l’ensemble des branches du droit privé. Il est bâti sur une hiérarchisation des arrêts, tandis que les banques de données ont surtout la caractéristique de l’exhaustivité. Il manifeste une continuité de la jurisprudence et de sa présentation… Sa disparition supprime cette continuité, ainsi que celle des collections des bibliothèques ou encore celle du référencement des arrêts. Elle accentue l’incertitude sur la valeur ou la portée des arrêts. L’abandon de cette publication suppose une confiance dans la perfection du moteur de recherche de la base et dans la conservation du « tout électronique », dont la sécurité n’est peut-être pas aussi forte sur la durée que la multiplicité de collections « papier », imposant en outre une dépense fortement accrue (et peu écologique) de papier, parce que les arrêts, peu lisibles sur écran, devront faire l’objet de multiples sorties sur imprimantes pour être exploités par chaque utilisateur…
Nous pensons qu’il n’y a pas de fatalité imposant le remplacement d’une revue de jurisprudence par une banque de données électroniques et que la coexistence des deux « media » est bien plus fructueuse. Du reste, on peut en prendre pour contre-exemple la poursuite et le perfectionnement constant d’une autre revue de jurisprudence, le PIBD (« Propriété industrielle-Bulletin documentaire »), publiée deux fois par mois par un autre service de l’Etat, l’Institut National de la Propriété Industrielle, organisme peu suspect d’ignorer les nouvelles technologies de l’information…
Avec l’assurance de notre considération la plus distinguée, nous vous prions donc, si cela est encore possible, de bien vouloir reconsidérer cette décision, qui nous semble fort préjudiciable à la diffusion de votre jurisprudence et de rétablir l’outil irremplaçable qu’a constitué et constitue encore l’édition « papier » du Bulletin.
Premiers signataires (f.dulian@noos.fr) :
Professeurs des facultés de droit :
F. POLLAUD-DULIAN
J.-L. BERGEL
H. PERINET-MARQUET
T. BONNEAU
P. MALINVAUD
A. LUCAS
P. JOURDAIN
G. BONET
G. PARLEANI
A.-M. LEROYER
P. LE CANNU
E. DREYER
G. DURRY
M. GOBERT
P. LE TOURNEAU
J. PASSA
P. CONTE
D. NOGUERO
P. STOFFEL-MUNCK
B. AUDIT
L. AYNES
P. DELEBECQUE
C. LAZERGES
J. TREMEAU
J.-Y. CHERIOT
G. LARDEUX
J.-H. ROBERT
V. PIRONON
A. LE BORGNE
H. LECUYER
F. G. TREBULLE
A. GHOZI
B. BOULOC
G. VINEY
I. DAURIAC
B. FAGES
Y. GAUDEMET
S. GAUDEMET
C. ROY-LOUSTAUNAU
Maîtres de conférences :
I. ARNAUD-GROSSI
L. MERLAND
J.-J. ALEXANDRE SOUYRIS
J.-F. MARCHI
C. SCAPEL
F. BARRIERE
A. AYNES
Liste "non officielle" des QUALIFIES Section 01 CNU
UN des qualifiés a bien voulu me faire parvenir la liste ci-dessus publiée.
Je le remercie de tout mon coeur. On peut se demander pourquoi je publie une liste "non officielle" mais l'expérience des résultats de l'agrégation de droit privé m'ont indiqué la voie à suivre et elle n'est certainement pas d'attendre la liste "officielle". Merci encore au qualifié qui m'a fait parvenir la liste
Mes pensées vont d'abord vers ceux qui ne l'ont pas été. Ils ne doivent pas se décourager et tenter de nouveau leur chance
Je félicite ensuite les qualifiés et leur souhaite bonne chance pour la suite et surtout pour les recrutements aux postes de Maître de conférences
Pour toutes et tous - qualifiés et non qualifiés - je rappelle que le Premier concours National d'Agrégation de droit rivé est ouvert : ils ont leur chance et le fait de ne pas être qualifié ne me semble pas être un handicap insurmontable pour être agrégé.
Bon courage a tous les candidats en cette période qui n'est pas la plus facile.
Liste non"officielle" des qualifiés en droit privé (Section 01)
Abadie Laurent (Bayonne)
Archer Delphine (Cergy Pontoise)
Arteil David (Poitiers)
Ballot-Lena Aurélie (Paris X)
Bary Marion (Tours)
Baugard Dirk (Paris 1)
Berenger Frédéric (Aix-Marseille III)
Bergeaud Aurélie (Bordeaux IV)
BerliozPierre (Paris 1)
Bolard Vincent (Paris 1)
Bonato Giovanni (Rome)
Borga Nicolas (Lyon)
Bossan Jérôme (Poitiers)
Bouabdallah Safia (Saint-Etienne)
Bourdoiseau Julien (Tours)
Bouthinon-Dumas Hugues (Paris 9)
Bruder Amélie (Lille2)
Caffin Marie (Paris 11)-(Paris 2)
Calfayan Christian (Paris 1)
Canlorbe Julien (Paris 2)
Chantebout Vincent (Paris 2)
Chenede François (Paris 2)
Chiariny-Daudet Anne-Catherine (Montpellier1)
Dechenaud David (Grenoble 2)
Dupouey Carole (Toulouse)
Durlach-Vallerin Emilie (Paris 10)
Egea Vincent (Aix Marseille 3)
Ereseo Nicolas (Montpellier 1)
Favario Thierry (Lyon 3)
Fioretino Allison (Aix Marseille 3)
Francoz Laurence (Lyon 3)
Fruteau Catherine (La Réunion)
Garcia Kiteri (Limoges)
Garrigue Jean (Paris 2)
Gaudin Laetitia (Savoie)
Gea Frédéric (Nancy)
Geniaut Benoît (Lyon)
Golhen Catherine (Caen)
Grabinski Anna (Paris 5)
Guenzoui Youssef (Cergy-Pontoise)
Jeammin Emmanuelle (Nantes)
Jeansen Emeric (Paris 2)
Juillet Christophe (Paris 2)
Laazouzi Malik (Paris1)
Lacour Clémence (Toulouse)
Lapousterle Jean (Paris 2)
Latina Mathias (Paris 2)
Lavaud Bénédicte (Bordeaux)
Le Dolley Erik (Rennes)
Lebeau Martin (Paris 2)
Leblond Nicolas (Paris 2)
Lesueur Justine (Paris 2)
Levacher Roman (Nantes)
Loir Romain (Lille 2)
Luxembourg Fanny (Paris 2)
Macrez Franck (Montpellier)
Maisonneuve Mathieu (Paris 1)
Markhoff Pascal (Toulouse)
Mastrullo Thomas (Paris 1)
Mazabraud Bertrand (Paris 2)
Mbotaingar Abdoulaye (Paris 9)
Mihman Alexis (Paris 11)
Nadaud Séverine (Limoges)
Niboyet Frédérique (Paris 10)
Nioche Marie (Paris 1)
Ouaissi Haiba (Paris 2)
Peglow Kerstin (Paris 2)
Primot Ludovic (Paris 2)
Ravenne Sylvain (Paris 9)
Renard Anne-Sophie (Lille)
Rias Nicolas (Lyon 3)
Robin Olivia (Tours)
Roda Jean-Christophe (Aix-Marseille 3)
Rousseau François (Bordeaux 4)
Roussel Gildas (Nantes)
Rousset Guillaume (Lyon 3)
Salord Géraldine (Paris 2)
Schmitt Mélanie (Strasbourg)
Tchotourian Ivan (Nancy)
Teller Marina (Nice)
Terryn Fabienne (Nancy)
Thieriet Aurélie (Paris 12)
Trescases Anne (Montpellier 1)
Tricoire Jean-Philippe (Aix-Marseille 3)
Vabres Régis (Paris 2)
Wang Haying (Paris 1)
19:35 Publié dans Agrégation de droit privé , Enseignement du droit , Université , Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.03.2008
HARMONISATION DES AUDITIONS DE RECRUTEMENT
En attendant d'avoir et de publier la liste des qualifiés - il faut garder l'espoir vivant - je lance comme l'an passé et à la suite des demandes sur ce blog, un appel pour une tentative d'harmonisation des journées d'audition des candidats aux postes de Maîtres de conférences et de professeurs par la voie longue.
Chaque année, de nombreux candidats sont convoqués le même jour et à la même heure pour des auditions dans des universités très éloignées. Si en plus il y a des grèves de transport...
Etant vice-président de la Commission des spécialistes de droit privé de l'Université Toulouse I, je sais que la fixation des auditions dépend de plusieurs paramètres que la commission ne maîtrise pas toujours. Toutefois, n'est-il pas au moins possible de tenter d'éviter que des auditions de la même "zone géographique" ne se passent le même jour?
Jusqu'à présent, les commissions permettent des dérogations dans l'ordre de passage pour des candidats qui ont plusieurs auditions. Peut-être doit-on essayer d'aller plus loin en effectuant les auditions par exemple sur plus d'un jour pour permettre à tous les candidats retenus de pouvoir avoir leur chance. Je sais que c'est difficile à mettre en oeuvre. J'avoue n'avoir pas d'autres propositions plus précises, mais toutes les idées sont les bienvenues, surtout en cette période de fin des commissions de spécialistes. En effet, dès le prochain recrutement, ce sont les "comités de sélection" ad hoc nommés par les présidents d'université qui effectueront les recrutements de maître de conférences. J'attends donc vos idées.
22:15 Publié dans Enseignement du droit , Université , Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
11.03.2008
CNU Section 01 : les résultats se font attendre?
Ce titre volontairement provocateur pour relayer les nombreuses demandes de personnes qui voudraient avoir les résultats des qualifications aux postes de Maître de conférences de droit privé de 2008.
Le CNU, section 01 a déjà rendu son verdict mais les résultats sont sur Antarès et ils sont inaccessibles à ceux qui n'ont pas de code. Quelles en sont les raisons? J'avoue ne pas les connaître. Est-ce pour "protéger" ceux qui n'ont pas été qualifiés? De qui et de quoi?
Alors même que mon collègue Frédéric Rolin (http://frederic-rolin.blogspirit.com/) a publié depuis le 5 mars 2007 la liste des qualifiés de la section 02 (droit public) sur son excellent blog, ceux de droit privé se font "attendre".
En tous cas, mes pensées vont vers tous ceux qui n'ont pas été qualifiés cette fois en espérant qu'ils le seront l'année prochaine. Je félicite ceux qui l'ont été et leur souhaitent bon courage pour la suite...
J'espère pouvoir vous publier cette liste ainsi que les sujets de thèse des heureux élus.
14:25 Publié dans Enseignement du droit , Université , Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
09.03.2008
Colloque - Formation sur le Nouveau droit de préemption des communes sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux
Une petite annonce de colloque avant de poursuivre sur les recettes antillaises
L'article 58 de la loi PME de 2005 avait institué un nouveau droit de préemption pour les communes sur les fonds artisanaux, de commerce et les baux commerciaux. Jusqu'à ce texte, le droit de préemption des communes ne concernait que les immeubles. Désormais, il est étendu aux meubles.
Le texte avait renvoyé à un décret d'application certaines modalités nécessaires à sa mise en oeuvre effective. Ce décret a été publié le 26 décembre 2007. Cet important dispositif n'est pas complet, puisqu'un arrêté interministériel doit intervenir prochainement.
Un colloque -Formation très pratique va être organisé sur ce thème par les étudiants du Master II Contrats et Responsabilités de l'Université Toulouse I sous la direction scientifique de votre serviteur, mais comme maître d'oeuvre Mademoiselle Solène RINGLER, Allocataire-Moniteur à l'université Toulouse I, qui aura tout mis en oeuvre et de manière très efficace. Il aura lieu le jeudi 13 mars prochain à partir de 17h à l'université Toulouse I avec les regards croisés deMaître Bruno CAMILLE (Président de l'Ecole des Avocats Sud-Ouest Pyrénées, Avocat à la Cour de Toulouse et chargé de cours à la faculté de droit de Toulouse), Maître Noel CHARRAS, (Notaire assistant à Toulouse), Marie-Camille BENARD (Maître de conférences à l'Université d'Orléans), Solène RINGLER et votre serviteur qui en assure la synthèse.
Sur ce même thème votre serviteur a donné une conférence jeudi passé à la Faculté de droit et d'économie de la martinique et va publier une présentation du dispositif à la prochaine Revue Lamy de droit des affaires.
Ce dispositif est fondamental pour tous les acteurs juridiques et économiques (Mairie, chambre de commerce, chambre des métiers et de l'artisanat, notaires, avocats, magistrats, enseignants...)
21:50 Publié dans Droit des obligations et des contrats , Droit immobilier , Université , Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.03.2008
DECOUVERTE DE LA MARTINIQUE
Chers amis
Etant encore en Martinique, je commence avec vous un cycle de recettes de la plus belle île du monde (l'une des plus belles pour ne pas choquer) : les célèbres ACCRAS DE MORUE
Temps de Cuisson : 30 minutes
Temps de Préparation : 20 minutes
Boisson : Ti-punch
Liste des Ingrédients :
• 200 g de morue séchée salée
• 1 oignon
• 3 cives
• 3 gousses d’ail
• 1 pointe de piment
• 2 branches de persil hachées
• 300 g de farine
• 1 sachet de levure
• 1 œuf entier
• 1/2 c à c de bicarbonate de soude
• sel, poivre, huile
Préparation :
Faire pocher la morue dans 2 eaux successives puis la chiquetailler en prenant soin d’enlever la peau et les arêtes.
Hacher l’ensemble des épices.
Tamiser la farine dans un saladier, incorporer la morue émiettée, l’oignon, l’ail et les cives hachés.
Ajouter le persil et la pointe de piment.
Mélanger l’ensemble en incorporant la levure, le bicarbonate de soude et l’œuf entier. Saler légèrement, poivrer et verser de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte très homogène.
Laisser reposer la pâte quelques heures avant de confectionner les acras en faisant frire des petites cuillères à café de pâte dans un bain d’huile.
CONSEIL :
Aux Antilles, les accras sont traditionnellement servis à l’apéritif avec le ti-punch. Ils peuvent aussi débuter un repas accompagnés de boudin créole ou d’une salade de crudités. Vous aurez des acras plus légers en incorporant à la pâte, deux blancs d’œufs battus en neige. Les amateurs ajouteront des feuilles de bois d’Inde. Vous pouvez aussi faire des acras de langouste, de pisquettes ou de hareng saur.
TRES IMPORTANT : Ajouter à cette recette un peu d'amour, un beau sourire et fermez les yeux : vous êtes en MARTINIQUE.
Ceux qui vont essayer cette recette très spéciale peuvent-ils me donner leur avis?
15:20 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

