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08.06.2007
Ministre et blogueur?
Ce petit billet très rapide pour expliquer pourquoi mon blog est en veille depuis quelques jours.
C'est la faute de :
- l'animation de séminaires, formations...
- une préparation de colloques
- quelques écrits publiés ou en cours
- une direction de diplômes
- des corrections de copies
- et surtout une nouvelle responsabilité de vice président de la commission de spécialistes de droit privé, plus spécialement chargé de l'animation de la section. Cette dernière responsabilité a pour effet de nombreuses rencontres avec des collègues et des réunions, la répartition des cours...
Avec tout cela, est-ce possible d'animer un blog de manière permanente? Bien sûr que oui, je vous rassure.
Ce nouveau blog va bientôt reprendre son rythme de croisière car je n'ai pas un emploi du temps de ministre
Justement, certains ministres sont blogueurs, à commencer par le premier d'entre eux, F. FILLON, mais aussi V. PECRESSE, C. BOUTIN, M. ALLIOT-MARIE, J-L BORLOO, X. DARKOS, A. JUPPE, E. WOERTH... Certains de ces blogs sont très actifs comme celui de M.ALLIOT-MARIE ou du minsitre de l'enseignement supérieur, V. PECRESSE.
Je pose donc la question : un ministre peut-il être blogueur? Doit-il l'être? J'ai ma petite idée mais j'attends vos réactions. A quant les présidents d'université ou les recteurs blogueurs?
22:00 Publié dans Divers , Université , Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Commentaires
Début de réponse après une rapide consultation de quelques blogs ministériels.
Derrière ces blogs il y a bien sûr ce qui est devenu un maître mot, même quand on ne le prononce pas car il pourrait être depuis le phénomène Royal trop connoté à gauche: la "démocratie participative" mais il y a blogs et blogs: des blogs essayant de jouer véritablement le jeu de l'interactivité, qui peuvent prétendre participer à la démocratie et puis les autres, qui entretiennent l'illusion d'un dialogue direct entre gouvernants et gouvernés. Impossible par exemple de trouver sur le site de Valérie Pécresse les commentaires (mais je suis encore une internaute débutante). Dès lors, dialogue ou monologue? Voire pire, faux dialogue où le ministre blogueur s'autocongratule (meric pour vos félicitations, encouragements...) et fait les questions et réponses? Quand les commentaires apparaissent (par exemple, le blog de François Fillon), très rapidement on s'aperçoit que la grande majorité des commentaires constitue des éloges de l'action ministérielle. J'imagine que le phénomène n'est pas exceptionnel et qu'il n'y a même pas lieu de croire à une sélection ou manipulation des commentaires. Les citoyens internautes sont finalement très polis et ne prennent pas la peine d'écrire sur un blog quand ils n'ont rien d'aimable à dire. Du moins à ce jour. Ainsi quand nos gouvernants ont un petit coup de stress, ils peuvent à bon compte se remonter le moral en consultant quelques messages de sympathie...
Bref, les termes du dialogue prétendûment direct me semblent quelque peu faussés
Ecrit par : lycette corbion | 09.06.2007
Il y a vraiment blogs et blogs et donc certainement aucune vérité ou bien plutôt des vérités. Je viens de me rendre sur le blog de M.A.M., il n'y s'agit pas de commentaires mais d'injures échangées par blog interposé. Un exutoire? A mon tour j'aimerais recueillir des avis sur ces drôles de blogs
Ecrit par : lycette corbion | 09.06.2007
la question qui se pose à travers tes deux commentaires est celle de la définition des blogs. Est-ce vraiment des blogs? A suivre.
Ecrit par : hugues kenfack | 09.06.2007
Maîtres de conférences, le ton monte ... Faites circuler
http://mcf01.wordpress.com/2007/06/11/la-tension-monte/
(désolé pour le "spam" Cher Hugues, la cause en vaut la peine)
Ecrit par : patr | 11.06.2007
Non seulement, ce "commentaire est utile", mais en plus, il est nécessaire.
Je pense que c'est une "erreur" d'exclure nos collègues MCF de cette institution et comme je suis optimiste, je pense qu'elle va être réparée très vite.
Je vais relayer cette demande qui me semble très juste.
Ecrit par : hugues kenfack | 11.06.2007
Merci pour votre ouverture d'esprit qui fait honneur à l'Université.
Heureusement, de nombreux professeurs nous transmettent également un message de soutien. Cela rassure un peu.
Ecrit par : Michèle | 11.06.2007
Quelle est exactement cette nouvelle institution? Quelles sont les compétences qui lui sont ou seraient attibuées? Car s'il s'agit d'une instance sans pouvoir, faut-il s'attarder sur cet incident, consécutif à une "erreur" volontaire ou non. Si volonté il ya de la part de ces professeurs qui ne représentent qu'eux-mêmes -et non l'ensemble du corps auquels ils appartiennent- et à défaut d'enjeu, c'est accorder beaucoup d'impotance àcet incident. Bien évidemment, si cette nouvelle instance est un nouveau lieu de pouvoir c'est une autre paire de manches. Mais pour ma part, en tant que maître de conférences, j'ai la prétention de ne pas vivre mon statut en contemplation de celui de professeur et pense que c'est une erreur de jouer cette opposition. N'appartenons-nous pas au monde des enseignants sans distinction (maternelle, primaire, secondaire et supérieur) en même temps qu'à celui des chercheurs
Ecrit par : lycette corbion | 12.06.2007

