12.10.2009
Séjour dans le pays de Barack OBAMA (suite)
J’avais promis de poursuivre le récit de mes aventures dans le pays du Prix Nobel de Paix de cette année : Barack OBAMA. Bravo à lui. L’espoir est vivant.
Je passe rapidement sur mon anniversaire, fêté à l’américaine, dans un restaurant irlandais faisant de la cuisine américaine et arrosé de vin californien (désolé pour le bon vin de France). Il y avait un peu de la démesure. Et j’ai eu droit à un joyeux anniversaire chanté en …français par quelques personnes parlant la langue de Molière avec un accent très américain et très agréable. Une voisine de restaurant avait été en France et était ravie de me montrer qu’elle pouvait encore parler le français. De retour chez moi, j’ai découvert sur facebook que même quand on est loin, les amis pensent à vous.
Mes autres cours à la Saint Louis University School of Law ont été un peu plus classiques et je dois avouer que j’avais un peu la frousse de la question qui tue car ne comprenant pas l’accent américain de celui qui la pose. Dieu merci, ce n’est pas arrivé. J’ai rencontré des étudiants qui, après avoir passé 4 années à l’université, arrivent à la Law School avec une certaine maturité, ce qui permet sans doute de mieux maîtriser les concepts.
J’ai beaucoup apprécié les « workshop », sorte de conférences d’un très haut niveau scientifique. Elles avaient lieu tous les mercredis entre 12h et 13h et réunissaient toutes les « faculties », c’est-à-dire tous les enseignants de la Law School. C’est une excellente initiative qui permet aux collègues de se voir toutes les semaines, de discuter autour d’un bon repas (on ne se change pas) et d’un article d’un collègue. Vivement une telle réalisation dans notre Law School à Toulouse.
J’ai aussi connu ma première évacuation d’immeuble pour cause d’incendie vers 2h du matin. Ce n’est pas très agréable.
Comment ne pas évoquer mon premier match de base ball. Quel spectacle. L’équipe locale, les Cardinals est une bonne équipe et j’ai vraiment vibré avec mes amis américains. En réalité, le spectacle est plus dans les tribunes que sur le terrain. Je dois avouer que je ne comprends pas toutes les règles. Mais alors, je comprends bien la nécessité de manger, de boire, d’applaudir les majorettes –pom pom ou pon pon girls – de crier les noms de ses joueurs préférés. J’ai assisté à des rencontres de soccer, mais j’avais déjà eu cette opportunité lors de précédents séjours. Idem. J’ai été surpris de voir qu’on devait chanter l’hymne américain pour un match non international… Je n’ai pas eu la chance de voir des matchs de l’US Open cette année, n’étant pas à New York, l’une de mes villes préférées aux US. Je n’ai pas non plus été à LA. Hélas pour ma fille aînée qui voulait des souvenirs de LA. Ce n’est que partie remise.
En tous cas, c’était un séjour inoubliable, un rêve. I have a dream. Enfin, il faut que j’arrête de rêver.
Je suis de retour en France et ma rentrée s’est bien passée. Avec beaucoup de retard, j’adresse une excellente rentrée à tous mes étudiants, à tous les étudiants.
Bonne rentrée universitaire à toutes et à tous, sans oublier les collègues.
22:14 Publié dans Enseignant Chercheur (EC), International, Université Toulouse I, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.08.2009
Premier Cours au Pays de Barack OBAMA
Ce sont les vacances? pas vraiment pour moi. Je viens de vivre ma première expérience d'enseignement aux Etats-Unis et en... anglais.
Je sais que beaucoup de lecteurs de ce blog ont un excellent niveau d'anglais : pas votre serviteur.
Heureusement, les étudiants de la Saint Louis University School of Law sont exceptionnels de tolérance.
Je vais vous raconter plus en détail ma première semaine de cours dans unprochain billet.
Mais, avant, je dois avouer que j'ai été marqué par le profesionnaliste de cette université américaine dans l'acceuil d'un professeur invité :
Quelle classe! Logement, transport, bureau...Je pense vraiment que certaines universités françaises ont des leçons à prendre sur ce plan
En dehors des cours, Saint Louis, ville du Missouri est très agréable à vivre, même si le climat est en ce moment très chaud et humide.
Je n'ai pas encore eu la chance de découvrir la cuisine américaine pour pouvoir vous en parler.
A très bientôt sur ce blog et bonnes vacances pour celles et ceux qui le sont.
05:19 Publié dans Enseignant - Chercheur, Enseignement du droit, questions du monde, Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
24.07.2009
Clarisse Ferreres : une étudiante d'exception
Ce sont bientôt les vacances. Je publie ci-dessous in extenso, avec l'aimable autorisation du service de communication de Sciences Po , un communiqué de ce jour qui montre que nos étudiants sont pleins de ressources
" SCIENCES PO Toulouse - Communiqué du 24 juillet 2009
CLARISSE FERRERES, LA TETE DANS LES ETOILES
Un choix de mobilité bien surprenant
A Sciences Po Toulouse, les étudiants de 3e année doivent effectuer une année de mobilité en France ou à l’étranger, en stage ou dans une Université.
Alors que la plupart des étudiants font le choix de s’expatrier, Clarisse Ferreres, étudiante d’origine carmausine, choisit l’Hôtel Bristol à Paris.
« La communication c’est le service que je voulais » mais Clarisse a une passion et elle passe tout son temps libre dans les cuisines de l’Hôtel! Elle rencontre alors Eric Frechon, chef reconnu et aux commandes depuis 1999 des Cuisines du Bristol.
Quand l’année de mobilité peut changer une vie !
« La cuisine d’Eric, elle est gourmande, généreuse, comme lui ! » dit-elle à son retour à Toulouse. C’est que Clarisse a encore 2 ans a effectuer avant d’être Diplômée de Sciences Po Toulouse. Cette année de mobilité lui a donné des ailes et des projets !
Avec l’accord de la Direction de Sciences Po Toulouse de s’aménager son emploi du temps, Clarisse suit les cours, les conférences de méthodes en début de semaine, elle est une étudiante parmi d’autres.
A partir du mercredi, retour sur Paris où elle devient l’attachée de presse d’abord de Cyril Lignac puis d’Eric Frechon qui vient d’obtenir une 3e étoile au Michelin !
Ensemble ils décident de composer « un Chef dans ma cuisine », un livre à 4 mains.
Dans cet ouvrage, publié en mars 2009, Eric Frechon met tout son savoir-faire de grand chef au service d’une cuisine rapide et originale, revue et corrigée par Clarisse Ferreres, pour que chaque recette soit réalisable et accessible à ceux pour qui la cuisine reste encore parfois un mystère !
De l’étudiante à la chef d’entreprise
Le livre est un succès ! en juillet 2009, ils en sont à la 3e réédition, plus de 15 000 exemplaires vendus alors qu’un best-seller culinaire ne dépasse jamais les 4500 exemplaires !
A la rentrée, elle sera en 5e année du Diplôme de l’IEP et choisira comme lieu de stage terminal « Clarisse Ferreres Communication » l’entreprise spécialisée dans la gastronomie qu’elle vient de créer.
Clarisse n’a pas choisi un débouché professionnel classique mais elle a décidé d’éditer avec Eric Frechon un livre par an sur une thématique originale !
Alors en attendant de découvrir son prochain ouvrage, nous avons tout l’été pour essayer ses recettes "
Je remercie encore la responsable du service de communication de Sciences Po pour cette information et pour m'avoir donné son accord pour sa publication. Nos étudiants sont doués en droit, science politique, économie, gestion, informatique, mathématique mais aussi sport, communication ou même... gastronomie. Bravo à Clarisse.
Amateur de cuisine, j'ai par le passé publié sur ce blog des recettes de cuisine créole. Devant prochainement aller aux USA, je ne vais pas manquer de publier des recettes de cuisine américiane. Il n'y a pas que le droit ou l'université dans la vie.
A très bientôt sur ce blog
21:20 Publié dans Livre, Personnes d'exception, Université | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.07.2009
TROP D'EVALUATION
Voici un extrait d'AEF INFO du 9 juillet 2009 relatif à un rapport de l'académie des sciences qui doit être médité, même si on n'est pas d'accord avec toutes les idées développées, par exemple sur le "progrès" de la bibliométrie. Les EC ont toujours affirmé qu'ils ne sont pas contre l'évaluation. Bien plus, ils sont évalués tout le temps.
La suite de cette note a été supprimée à la demande de l'AEF.
20:13 Publié dans Enseignant Chercheur (EC), Enseignement du droit, Université, Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.07.2009
CODE DU TRAVAIL
Je publie ci-dessus une belle initiative relative au Code de travail.
COMMUNIQUE DE PRESSE
EVALUATION DU NOUVEAU CODE DU TRAVAIL
Un nouveau Code du travail est entré en vigueur le 1° mai 2008. Il est le résultat d’un travail colossal de recodification qui n’a pas donné lieu, paradoxalement, à la mise en place d’une commission de suivi.
D’où l’idée d’un projet de recherche universitaire, lancé par l’Université Toulouse I, destiné à vérifier, en s’adressant directement aux usagers du Code du travail, si les objectifs annoncés ont été atteints : améliorer l’accessibilité et l’intelligibilité du droit du travail français, sans modifier ses règles de fond.
Le projet « Evaluation du nouveau Code du travail par ses usagers » invite l’ensemble des juristes du travail et usagers avertis du Code (avocats, conseils, juges, juristes d’entreprise, inspecteurs du travail, enseignants-chercheurs, employeurs, représentants du personnel, délégués syndicaux…) à faire part de leurs expériences et impressions sur le nouveau Code un an après son entrée en vigueur. Il invite particulièrement les professionnels à signaler les anomalies et difficultés liées à la recodification qu’ils auraient pu rencontrer, lesquelles seront ensuite soumises à l’analyse d’universitaires spécialisés*.
En partenariat avec la Semaine Sociale Lamy, ce projet a pour but de favoriser la réalisation d’un bilan éclairé, utile et constructif, des deux premières années d’application du nouveau Code du travail (colloque Toulouse, 27-28 mai 2010). Il s’agit aussi d’éprouver la qualité de la recodification opérée, en faisant ressortir plus rapidement les erreurs et difficultés auxquelles elle a pu donner lieu. L’objectif est enfin de contribuer à une meilleure connaissance, si ce n’est à l’amélioration de ce Code qui concerne pas moins de dix-sept millions de salariés et des milliers d’entreprises, étant de la responsabilité de l’Etat, et de l’intérêt de tous, « que ce Code soit compris, clair et accessible » (JD Combrexelle et H. Lanouzière, Les enjeux de la recodification, Dr. soc. 2007, p. 521).
Vous êtes un usager averti du Code du travail ? Vous souhaitez participer à cette évaluation ? Rendez-vous sur le site :
http://www.evaluationnouveaucodedutravail.fr
Un questionnaire vous y attend (temps de réponse estimé : environ 10 mn).
* Equipe de recherche : L. Casaux-Labrunée, Professeur Université Toulouse I Capitole (resp. projet) ; Paul-Henri Antonmattéi, Professeur à l’Université de Montpellier I ; Carole Dupouey-Dehan, Maître de conférences à l’Université Toulouse I Capitole ; Françoise Favennec-Hery, Professeur à l’Université de Paris II (Panthéon-Assas) ; Jean-Yves Kerbourc’h, Professeur à l’Université de Haute-Alsace ; Nicole Maggi-Germain, Maître de conférences à l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne/ISST) ; Patrick Morvan, Professeur à l’Université de Paris II (Panthéon-Assas) ; Pierre-Yves Verkindt, Professeur à l’Université de Lille II.
11:06 Publié dans Enseignant Chercheur (EC), Université, Université Toulouse I | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.06.2009
PROGRAMME LASCAUX : LA CONTRIBUTION DU DROIT A L'ALIMENTATION MONDIALE
Je suis heureux de présenter aux lecteurs de ce blog une très belle initiative prise par notre collègue François Collart Dutilleul, professeur à l'Université de Nantes : le programme de recherche LASCAUX. Il ne s'agit pas d'une question habituellement présentée sur ce blog. Elle est beaucoup plus importante et justifie une attention particulière.
Regroupant plus 70 chercheurs du monde entier (juristes, mais pas seulement), le projet Lascaux a pour objectif de "mettre le droit au service du développement durable et équitable du secteur agricole et alimentaire des pays pauvres et des pays riches" (Cf site internet du programme Lascaux)
Il ambitionne de "rechercher les causes juridiques des crises alimentaires et des problèmes liés à l'alimentation dans le monde" et "diffuser les connaissances sur le droit de l'alimentation" (Cf site internet du programme Lascaux)
L'importante question de l'alimentation nous concerne tous, surtout les juristes qui sont, par principe, ouverts sur le monde.
Pour plus de renseignements, voir le site internet du programme Lascaux http://www.droit-aliments-terre.eu
Il me reste à souhaiter longue vie à cette très belle intiative.
19:53 Publié dans questions du monde, Université | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

